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22/08/2009

Bon, je suis rentré de Brugge

, enfin Bruges pour les Français et donc forcément Brugges tant elle est multiple.

Et puis c’est bien Brugges le traitement de texte le souligne à l’encre rouge. C’est comme ça que je me repère.

Mais bon c’est mon truc à moi, et bizarrement je ne veux pas le partager, alors ce sera Bruges.

 

Brugge, c’est le ventre de ma mère. C’est toujours là que je me répare. Bien sur je pouvais vivre à Lille, c’est là qu’elle naquit et disparue, temporairement, pour les hommes. Je pouvais y respirer, y durer, y habiter, je pouvais cohabiter avec l’enfant d’avant son passage. Lorsque, enfin, elle prit ses distances franchisant le pont.

A peine adolescent, il me conduisit dans cette religieuse maison au bord de cette rivière, il y avait un pont derrière la grande porte, le même pont. Toujours installé dans le silence, il déposa ma valise dans la grande pièce, ouvrit la porte de la chambre, celle de la salle de bains, revint sur ses pas, me regarda longuement dans les yeux, sur le pas de la porte,  ‘repas dix neuf heures, tapantes"

J’ai mis trois mois avant de faire pivoter le prologue de bois vernis , puis sept jours pour percer l’opacité du pont, et vingt quatre heures de 6H30 à 6H30 pour passer la porte du temps. Rien n’avait changé, l’odeur du café, du lait, du pain chaud, que le boulanger apportait en échange d’une tasse de café et d’un regard, et déposait doucement le beurre dans son moule en bois.

Tout de suite je retrouvais les prémices de l’enfance, me laissait aller à de douces flâneries devisant avec les grenouilles, épinoches, salamandres, et tout ce qui bougeait. Sauf les oiseaux. Nous avions un pacte, je ne devais faire aucun bruit morcelant leurs chants. C’est dans ces balades que j’appris à parler aux vents. C’est là dans ces instants que je retrouve ma mère.

Il lui fallut longtemps, cela faisait déjà quelques temps que Sarah, s’était installée, dans la maison d’à côté, pour que je lui demande pourquoi ses pleurs d’effroi lorsqu’elle voyait des hommes. Mais elle se défaussait. Plus tard mon grand, on a toute la vie devant nous. C’était vrai, ses yeux reprenaient leur couleur verte mélangée de bleu foncé entre deux couches de fauve.

Trente ans après ils n’avaient pas réussi à la tuer.

Indestructible.

Comment vous savez.

J’ai ce don. Et toi aussi. Dis-moi que tu ne sais pas ce que les gens pensent.

Non je ne sais pas, je le devine.

Il posa sa main sur mon épaule.

Tu n’as que deux choix, soit tu t’en sers. Et à toi la puissance. Ou tu quittes le monde des hommes.

Je ne veux pas vivre chez les hommes.

Heureusement on ne te demande pas ton avis. Tu devras en disposer, en jouer.

La nuit tombait en ce début septembre, il avait un peu plu à marée basse, la foule buissonnière chantait sa joie.

Et,! Déjà dix neuf heures passées de dix minutes. On va se faire morigéner par la mère Mathilde.

Et par Sarah.

Il posa encore une fois sa main sur mon épaule, il confirma

Et par Sarah. Des pleurs le secouaient derrière son sourire clair.

Ce serait bien que tu nous tutoies, Mathilde et moi.

 

A chaque fois la vie reprend son cours., je ne dispose de personne. Je n’ai pas choisi la voie des hommes.

Le Pen et la délinquance étrangère:


Le lit de la lie se fait consciencieusement tous les jours.
Et un jour, armée de ces chiens, l'hallali sort du lit.

14:39 Publié dans En passant comme ça | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : l pen

26/02/2009

Désolé pour l'absence.

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C'est long, c'est loin. Puis on arrive derrière soi. Juste derrière les pupilles.

07/01/2009

sarkozy devient le seul juge de la France. et des français

9H08

Il y a des jours, des jours sombres, des jours qui sombrent, des jours qui sabrent.
Il y a des jours couleur de nuit. Il y a des jours qui sont la nuit.
Il y a des jours de photos jaunies. Des jours remontant l’ennui.
Des jours de fond sans puits, des jours de longue nuit sans fin
Des nuits de jour sans pain. Des nuits à l’arrogance sans frein.
Un jour comme une nuit, un roi dit, je suis le juge de chacun
Je suis le juge d’aujourd’hui et de tous les jours qui suivent
Je suis le juge de toute votre nuit où les justes bourreaux salivent
Il y a des jours sombres ou le roi dit je décide du gardien de votre nuit.
Il y a des jours sombres, des jours de nuit, des jours de monarchie.
Ce jour à midi, Sarkozy dit, je suis l’unique juge de ce qui se fait et dit.
;…………………..
………………….
………………….. ;

Puis l’aube ensoleillée retrouve les 24 heures de l’horloge à balancier.

9H12

AC/dc termine hells bells

9H14

06/01/2009

Devenir auteurs et cinéastes ?

Si vous passez par hasard, un concours international de vidéo.

http://www.videochallenge.america.gov/fr/

01/12/2008

Torii, porte blog.

Torii.

Le blog est une porte. Souvent, on lui donne arbitrairement le nom de bistrot, lieu ouvert et distant, lieu à l’endroit. Une table, des chaises, un verre. Quelqu’un que l’on attend, que l’on quitte. Le nom de point d’eau, magie de la nature contrariée. Chacun sous la nef, un chœur, une liturgie, l’instant solaire obligé, retenant l’être qui est. Machine à café, du ragot au ragoût, ce qui se lit en consonnes et voyelles et en marge, ceux qui se lient avec des pleins dédiés et des déliées frivoles et palpitantes et ses désirs. Puis.

A l’ouverture. On passe une porte. Le Torii. Le passage des oiseaux.
Le passage du monde réel au monde des esprits, de l’esprit. Le blog est Torii. Le Torii est, un, l’autre monde, le Torii est livre. Il est rouge dans les bleus de l’eau et du ciel. Il est violence dans l’azur et l’abysse, il est démesure dans nos portées.
Lorsque l’on ouvre la page, il faut demander la compagnie d’un oiseau, c’est le moyen le plus sur pour repasser la porte dans le bon sens, sinon nous restons indéfiniment dans le monde irréel. Beaucoup s’y installe. Combien savent sortir définitivement d’un livre. Le Torii est un passage, cosmos de l’auteur et terre du lecteur.
Tori Sleje est une amie, auteur forcené d’aucun écrit. Souvent nous écrivons ensemble à la même feuille, à la même source, toujours je la lis, il y a toujours mes manques sur la toile déroulée. Elle est ma porte rouge.

29/11/2008

Tous les dictateurs vous le certifieront, les écrivains sont les adversaires les plus coriaces.

Pro(po)sé par martingrall

L'œuvre littéraire est une arme contre la tyrannie et la corruption.

Les écrivains engagés luttent pour la justice en disant la vérité aux puissants.

Pendant les années 60, les ouvrages du romancier contestataire russe Alexandre Soljenitsyne (1918-2008) ont révélé au monde le système des camps de travail soviétiques. Il a reçu le prix Nobel de littérature en 1970 mais sa réputation ne l'a pas abrité de la persécution et il a dû s'exiler en 1974. Il a fini par venir s'installer aux États-Unis où il a vécu pratiquement en reclus avant de rentrer en Russie en 1994.

Le combat de Soljenitsyne contre l'autoritarisme ressemble à celui de nombreux autres auteurs, dont l'homme de lettres et de théâtre tchèque Václav Havel.

Dissident éminent en lutte contre la suprématie qu'exerçaient les Soviétiques sur sa patrie, Václav Havel s'est servi du théâtre pour attaquer les régimes totalitaires. Si son activisme politique lui a valu plusieurs séjours en prison et un harcèlement quasi ininterrompu, il a triomphé lors de la « Révolution de velours » qui l'a porté à la présidence de la Tchécoslovaquie (la future République tchèque).

Une fois président, Václav Havel a mené la transition vers une démocratie multipartite et il reste une figure profondément admirée à l'international. Ses vues ont été comparées à celle du Britannique George Orwell (1903-1950) dont les romans bien connus, La ferme des animaux et 1984, peignent une image effrayante de la répression gouvernementale, thème repris par les dissidents partout dans le monde.

La poète et activiste russe Natalya Gorbanevskaya était une des huit manifestants à protester le 25 août 1968, sur la place Rouge de Moscou, contre l'invasion de la Tchécoslovaquie. Comme elle venait d'accoucher, elle n'a pas été jugée avec les autres mais elle a donné un récit du procès (Midi) qui a été publié à l'étranger sous le titre Red Square at Noon [Midi sur la place Rouge].

Natalya Gorbanevskaya a été arrêtée en décembre 1969 et emprisonnée dans une clinique psychiatrique soviétique jusqu'en février 1972. Elle a émigré en février 1975 et vit maintenant à Paris.

La romancière, essayiste et poète Julia Alvarez est née en République dominicaine mais sa famille a fui le pays lorsqu'elle avait 10 ans. Elle a connu la célébrité avec son roman de 1995, Au temps des papillons, inspiré par l'histoire de trois soeurs assassinées par les agents du dictateur Rafael Trujillo qui a dirigé le pays pendant un certain temps.

Le romancier, poète et dramaturge nigérian Wole Soyinka a été un critique acerbe de nombreuses administrations nigérianes et des tyrannies politiques partout dans le monde. La majorité de ses écrits porte sur ce qu'il appelle « la botte oppressive et le manque de pertinence de la couleur de la peau de celui qui la porte ».

L'activisme de Soyinka lui a coûté cher. Il a été arrêté en 1967, pendant la guerre civile qui a déchiré le pays, et placé en détention solitaire pour ses efforts de négocier la paix entre les factions en présence. Relâché 22 mois plus tard, après que son emprisonnement a attiré l'attention de la communauté internationale, il a quitté le Nigéria en exil volontaire.

Considéré par beaucoup comme le dramaturge le plus talentueux d'Afrique, Soyinka a reçu le prix Nobel de littérature en 1986, le premier auteur d'Afrique subsaharienne à être ainsi honoré.

Czeslaw Milosz (1911-2004) considéré comme un des plus grands poètes et prosateurs polonais, s'est battu contre la censure du gouvernement communiste de son pays pendant la guerre froide des années 50 et 60. Son recueil de 1953, La pensée captive, qui explique comment le régime staliniste obligeait les écrivains et universitaires de l'Europe orientale de l'après-guerre à se conformer a la doctrine officielle, a été décrit comme une des meilleures études du comportement des intellectuels dans un régime répressif.

Milosz, qui a émigré aux États-Unis en 1960 et est devenu citoyen américain en 1970, a reçu le prix Nobel de littérature en 1980.

La carrière du poète russe Joseph Brodsky (1940-1996) a suivi une trajectoire semblable. Essayiste et poète, il a été expulsé de l'Union soviétique en 1972 pour avoir refusé d'aligner ses écrits sur l'idéologie du parti communiste. Il s'est installé aux États-Unis et est devenu citoyen en 1977. Il a obtenu le prix Nobel de littérature en 1987 et est devenu poète lauréat des États-Unis en 1991.

Une des voix les plus passionnées sur la scène littéraire est celle de la Philippine Ninotchka Rosca. Installée maintenant à New York, elle a été prisonnière politique sous le régime dictatorial de Ferdinand Marcos.

Rosca, qui avec ses nouvelles, romans et oeuvres de non-fiction a gagné le titre de « première dame de la littérature philippine », traite surtout les thèmes de l'oppression et de l'exploitation des femmes. Elle parle souvent des questions du tourisme sexuel, de la traite, de l'industrie de l'achat des femmes par correspondance et de la violence à l'encontre des femmes.

Ces écrivains et d'autres, trop nombreux pour être comptés, ont montré que la littérature est une arme efficace contre la tyrannie, la corruption et l'injustice. En mettant en lumière les maux du monde - et les régimes qui les perpétuent - ces écrivains de conscience jouent leur rôle pour s'attaquer aux problèmes urgents et demander des comptes aux autorités.

28/11/2008

L'Art, ou la puissance d'exister

proposé par martingrall

Les créateurs attirent l'attention du public sur l'injustice.

De ces arts, la littérature, cette écriture de la pensée en est le premier ferment.
Combien d’enfants, d’adolescents, sont nés dans ces ateliers d’écriture. Combien ont osé être. Combien ont choisi leur vie dans leurs griffonnages, leurs dessins bien à dessein, dans le plâtre, le bois. Combien se sont construits dans leur existence montrée au Monde.

Le grand artiste espagnol Francisco José de Goya y Lucientes (1746-1828) a témoigné des troubles de son pays au début du XIXe siècle dans une série de toiles et de gravures dépeignant les horreurs de la guerre. Depuis lors, de nombreux artistes ont suivi son exemple, prenant l'art comme support de leur engagement social dans des œuvres qui défendent les droits de l'homme, la paix et la justice.

Citons des géants du XXe siècle tel que le peintre Diego Rivera (1886 - 1957). Rivera et d'autres peintres spécialistes des peintures murales ont couvert les murs des écoles, des ministères, des églises et des musées mexicains d'images qui célèbrent l'histoire de ce pays et rendent hommage aux contributions des populations indiennes marginalisées du Mexique. Ces artistes étaient convaincus que placer l'art dans des lieux publics facilitait la démocratisation car celui-ci était ainsi accessible à tous, sans distinction de race ou de classe sociale.

Le peintre et sculpteur espagnol Pablo Picasso (1881-1973) est un artiste dont la vision a été influencée en partie par Goya. « Guernica », la peinture monumentale de Picasso, représentait le bombardement de Guernica par les Nazis en 1937, lors de la guerre civile espagnole. Cette œuvre illustre et condamne les atrocités dont Picasso a été témoin.

L'art au service du renouveau des liens sociaux

Au XXIe siècle, de nombreux artistes relèvent le même genre de défi, même si leurs objectifs sont plus modestes. La Brésilienne Monica Nador, dont l’œuvre a été exposée en France, en Australie et ailleurs, a étudié dans une école des beaux-arts. L'idée que la création artistique était une occupation de luxe, sans aucun rapport avec la situation désespérée des pauvres qu'elle avait pu voir dans certaines régions d'Amérique latine, l'a de plus en plus troublée.

Mônica Nador

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Après avoir réexaminé son rapport à la peinture, Nador a mis ses talents au service des communautés déshéritées afin de les aider à préserver leurs traditions. Pendant plusieurs années, à l'invitation des collectivités locales, Nador s'est rendue dans des zones rurales et urbaines du Brésil, de Cuba et du Mexique pour réaliser des peintures murales sur des maisons et bâtiments divers.

Les habitants aident Nador à choisir les couleurs et les motifs décoratifs pour qu'une fois terminées, les peintures murales reflètent une identité régionale particulière. Selon Nador, chacun est à la fois enseignant et élève, participant ainsi à une entreprise de renouveau citoyen. Et ce travail, dit-elle, est « bon pour la santé mentale et spirituelle de la population ».

Nador a aussi créé le Jardim Miriam Arte Clube (JAMAC), association à but non lucratif qui porte le nom de l'un des quartiers les plus difficiles de Sao Paulo, au Brésil. Installée dans la résidence de Nador où se trouve également son studio, le JAMAC recrute des jeunes à problèmes pour les faire participer à des programmes artistiques générateurs de revenus où les jeunes acquièrent des connaissances, ce qui leur évite de traîner dans la rue. Grâce au JAMAC, Nador lutte contre la violence, la criminalité, la discrimination, l'injustice et la faim, et le travail de ces jeunes apprentis traduit l'effet puissant que l'art a sur eux.

Ceux qui participent à ce programme découvrent « le pouvoir apaisant de l'art », a confié Nador « L'art peut créer des liens, engendrer des amitiés, faire naître l'esprit citoyen et donner un sentiment d'appartenance. » Mais, fait peut-être encore plus important, « il apporte la joie » à des personnes qui ne sont pas très heureuses.

Tisséo partenaire de ¡Rio Loco! Soutient le projet artistique de Mônica Nador.
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À l’instar de l’action menée par Mônica Nador dans les favelas de São Paulo, le projet d’« Ateliers ouverts » développé à Toulouse, associe les jeunes des quartiers à une démarche artistique originale. Regroupés au sein d’une quarantaine de structures municipales(1), ils ont donné libre cours à leur esprit créatif, avec pour seul impératif de mettre en avant l’iconographie du quartier, de la ville de Toulouse ou de leur expérience propre. Les pochoirs utilisés sont en tous points semblables à ceux qu’utilisent les jeunes habitants des quartiers-bidonvilles brésiliens. Les structures municipales interviennent sur la billetterie du Festival qui bénéficie de motifs directement inspirés de l’iconographie brésilienne. Pour favoriser davantage encore
l’échange culturel entre deux mondes qui ont tout à partager dès le plus jeune âge.

(1) Centres de loisirs sans hébergement (CLSH) maternels et primaires des Affaires sociales et de l’Animation socioculturelle, Centres de loisirs attachés à l’école (CLAE) maternels et primaires associatifs, encadrés par Garonne Animation et la Vie scolaire, Centres sociaux, Hôpital des enfants, MJC Empalot…

Les autres voix de la conscience

Les musiciens, eux aussi, sont connus pour leur engagement politique. Dans les années 1960, de nombreux groupes de rock, mais aussi chanteurs et compositeurs américains (notamment Bob Dylan et Joan Baez) se sont opposés à l'engagement des États-Unis dans la guerre du Vietnam, et la tradition de la musique engagée se poursuit encore aujourd'hui aux États-Unis.

La musique engagée a également pris racine dans d'autres régions du monde. Le Jamaïcain Bob Marley (1945 - 1981) a écrit et chanté des chansons de reggae qui s'attaquaient à l'injustice sociale, chez lui et dans le monde entier. Le chanteur pop Juan Luis Guerra, originaire de la République dominicaine, a souvent évoqué les problèmes sociaux dans sa musique, tout comme Willy Chirino, le chanteur de salsa né à Cuba, artiste considéré comme l'un des pères de ce que l'on appelle le « son de Miami » (une fusion des rythmes cubains, brésiliens et antillais).

Nimal Mendis, compositeur et chanteur sri-lankais, a mis en scène un documentaire intitulé Shattered Pearl qui décrit les difficultés des femmes affectées par la guerre civile en cours au Sri Lanka.

Rebecca Belmore
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Canadienne Rebecca Belmore examine l'histoire, les déplacements, la perte de culture et d'identité dans un ensemble de sculptures, installations, vidéos, et spectacles live. Membre de la tribu amérindienne Anishinaabe, Rebecca Belmore se penche dans ses projets sur le passé des populations indigènes canadiennes qui ont dû abandonner leur héritage culturel car le gouvernement canadien leur a imposé de s'assimiler à la culture occidentale.
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Le besoin de réclamer cet héritage culturel a été mis en scène par Belmore dans son projet de 1991 intitulé Speaking to their Mother (Discours adressé à leur Mère) qui souligne le rapport complexe que les populations amérindiennes des Premières Nations entretiennent avec la terre qui a nourri leurs ancêtres. Belmore a fabriqué un mégaphone en bois, énorme et complexe, et a fait le tour des collectivités des Premières Nations canadiennes, demandant à ses habitants de se servir de son mégaphone pour parler à la terre. Le projet a produit une série de photographies et d'enregistrements audio que le critique d'art Michael Lithgow décrit comme un « discours touchant et ressenti » des représentants des tribus amérindiennes.
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L’artiste messager
D'autres exemples fascinants de ce phénomène de l'artiste messager se retrouvent dans le monde entier. En Birmanie, le comique U Maung Thura, mieux connu sous son nom de scène, Zarganar (qui signifie « pince à épiler »), se sert de son humour grinçant pour se moquer de la junte militaire au pouvoir - et est victime de représailles sévères. Après qu'un cyclone se soit abattu sur la Birmanie au mois de mai, Zarganar a organisé une campagne de distribution d'aliments et de produits de première nécessité aux villageois dans le besoin, mais puisque son initiative avait attiré l'attention sur l'incompétence de la junte, sa campagne a été bloquée.

Quel que soit le lieu où ils se trouvent, les artistes qui s'élèvent contre l'injustice jouent un rôle important car ils éveillent la conscience collective de l'opinion par l’écriture, la peinture, la musique, la photographie, les films ou les œuvres live.

26/11/2008

L'artiste Fritz Scholder redéfinit l'art amérindien.

Par martingrall.

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L'artiste Fritz Scholder redéfinit l'art amérindien.


Washington - Aucun autre artiste contemporain d'ascendance amérindienne n'a été aussi énigmatique, influent ou provocant que Fritz Scholder (1937-2005) qui, à lui seul ou presque, a détruit certains des clichés les plus persistants sur l'identité amérindienne.

Aujourd'hui, trois ans après le décès de Scholder, son oeuvre prolifique (notamment des peintures, des sculptures et des lithographies) fait l'objet d'une grande exposition organisée par le Musée national des Amérindiens (NMAI), qui fait partie de l'Institut Smithsonian. Intitulée « Fritz Scholder : Indien/Non-Indien », l'exposition en deux parties a ouvert ses portes le 1er novembre, à Washington et à New York simultanément. La majorité des œuvres est exposée à Washington, une sélection plus réduite des travaux les plus récents est, quant à elle, exposée à New York où le NMAI dispose d'une antenne.
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Organisée conjointement par Truman Lowe (de la tribu Ho-Chunk) et Paul Chaat Smith (Comanche), cette exposition est la plus vaste rétrospective Scholder jamais organisée. Au cours d'une interview récente, M. Lowe indiquait que si Scholder était surtout connu pour ses tableaux anticonformistes représentant des Indiens d'Amérique, l'artiste refusait d'être classé dans une catégorie particulière, notamment celle des « artistes indiens » qu'il trouvait trop étroite. « Son mot favori était paradoxe et il aimait à dire : "Je suis à un quart indien et mes tableaux le sont aussi" », nous rappelle M. Lowe.

Son père étant à moitié indien Luiseño et à moitié allemand et sa mère d'origine française, Scholder n'était pas vraiment intéressé par la cause des Indiens et il était peu enclin à perpétuer le mythe romantique du soi-disant « noble sauvage », stéréotype indien né au XIXe siècle. « Personnellement, je n'ai jamais dit que j'étais un artiste indien. C'est les autres qui m'ont décrit ainsi », a dit un jour Scholder. Dans sa publication Indian Kitsch de 1979, Scholder se décrit lui-même comme « un Indien non indien », ajoutant ensuite : « Je ne me sens pas déchiré par la dichotomie de deux cultures. Toutefois je suis sensible à la nature incongrue » de ces dernières.

L'Indien postmoderne
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Comme il l'a raconté lui-même, Scholder a commencé très jeune à dessiner et il n'a apparemment jamais douté de sa vocation artistique. Né dans le Minnesota, il a grandi dans la région des Grandes Plaines où son père travaillait pour le Bureau des affaires indiennes. Malgré le poste de son père, Scholder et sa famille n'ont jamais vécu dans une réserve indienne et ont eu peu de contacts avec la culture amérindienne. Pendant ses études universitaires, Scholder a étudié avec l'artiste pop Wayne Thiebaud et en 1964, il a obtenu sa maîtrise de beaux-arts à l'université de l'Arizona. Peu de temps après, il a été invité à enseigner dans le tout nouvel Institut des arts amérindiens de Santa Fe, au Nouveau-Mexique, et cette expérience allait s'avérer décisive.

Au départ, Scholder a affirmé qu'il ne peindrait « jamais » des Indiens, mais ses échanges avec des artistes amérindiens et des étudiants en art de l'Institut de Santa Fe l'ont fait changer d'avis. Toutefois, sa formation moderniste et postmoderniste l'a poussé à s'éloigner fortement de la représentation des Amérindiens prévalant à l'époque et qui, à ses yeux, était plutôt primitive.

Depuis les années 1930, de nombreux artistes de Santa Fe peignaient des scènes nostalgiques de la vie dans les villages indiens qui renforçaient les stéréotypes des sociétés amérindiennes. La plupart de ces images avaient un aspect plat et unidimensionnel, caractéristique de l'école artistique connue sous le nom de « style studio » qui a dominé la scène artistique de Santa Fe pendant des décennies. La décision de Scholder de peindre des Indiens « tels qu'ils sont véritablement » allait bientôt envoyer le style « studio » aux oubliettes.

Il s'est attelé à « ré-imaginer » les Indiens pour un public contemporain, dessinant les contours de ses personnages aux couleurs électriques à coup de pinceaux déliés. Pour toute toile de fond, des couleurs contrastées, sans contexte explicatif. À la différence des Indiens désuets dans le style Studio, ceux de Scholder faisaient directement face au spectateur et l'effet d'ensemble était frappant, dérangeant et particulièrement troublant. Bien que certains de ses portraits soient inspirés de photographies connues d'Amérindiens, les œuvres de Scholder sont imprégnées d'une certaine ironie qui permet d'interpréter des symboles mythiques de multiples façons.

Un artiste novateur
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Les innovations de Scholder lui ont valu presque immédiatement les louanges des critiques et assuré à ses œuvres un marché lucratif. Sa peinture à l'huile d'un Amérindien, qui n'est pas datée, avec sa représentation mystérieuse d'un chef indien formant un contraste saisissant avec un ciel rose vif, a été saluée triomphalement. Les œuvres de Scholder de la série « indienne » ont généralement engendré ce genre de réaction, jusqu'à ce qu'il dévoile sa toile de 1969, Indien avec une cannette de bière, qui a suscité les hurlements outragés des Amérindiens mais aussi des critiques d'art. La toile, qui représente un Indien assis à un bar ou à une table, une canette de bière Coors devant lui, abordait le problème de l'alcoolisme chez les Indiens, sujet sensible auquel peu d'artistes étaient prêts à s'attaquer.

Selon M. Lowe, la toile Indien avec une canette de bière « a produit un effet-miroir dans la communauté amérindienne ». Cette peinture, dit-il, « jouait sur le stéréotype de l'Indien saoul, mais elle a forcé les Indiens à regarder certains problèmes douloureux en face ».

Scholder a produit d'autres œuvres sur des thèmes tabous tels que la pauvreté des Indiens et la longue injustice dont ont été victimes les populations indiennes. Son traitement détaché de thèmes controversés a souvent choqué son public et pourtant, il a permis une évaluation plus honnête de graves problèmes sociaux et de vérités dérangeantes. Dans son Portrait américain avec drapeau (1979), la représentation par Scholder d'un Amérindien enveloppé dans le drapeau américain reflète les tensions entre la culture indigène et la société dominante.

Parallèlement, Scholder traitait volontiers des thèmes universels qui ne se référaient nullement à son origine ethnique ou ignoraient toute dimension ethnique. Même s'il a épisodiquement renoué avec des thèmes indiens, il a consacré les vingt dernières années de sa vie à des oeuvres sombres explorant la complexité des relations entre les hommes et les femmes (une toile de 1986, Amour Monstre No. 1, montre un couple figé dans une étreinte violente) et il s'est montré de plus en plus conscient de sa propre mortalité (un autoportrait de 2001, Le crâne de l'artiste, représente une photographie spectrale, en noir et blanc, de la tête de Scholder superposée sur une radiographie de son crâne). En fait, des crânes apparaissent avec une certaine fréquence dans ses dernières toiles, et ils sont accompagnés de personnages surnaturels (vampires, anges) et d'emblèmes de la spiritualité amérindienne (shamans).
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La signification de l'œuvre de Scholder a fait l'objet d'un débat intense mais son influence était profonde et elle le reste. Grâce à Scholder, « une barrière a sauté », affirme M. Lowe. « Il a cassé le moule de l'art de style studio » et il a démontré que l'art amérindien va bien au-delà des objets d'artisanat traditionnels comme les textiles, les paniers ou les bijoux. Scholder était un pionnier grâce auquel les jeunes artistes indiens contemporains, « qui ont leur propre histoire à raconter, leur propre interprétation de l'histoire amérindienne », trouvent plus facilement leur public. « L'ironie, bien sûr, c'est que Scholder a déclaré qu'il ne peindrait plus jamais d'Indiens, et pourtant c'est ce qui lui a valu sa renommée. »

24/11/2008

Dislocation

Mort du parti Socialiste français.

La mort est triste parce que l'on ne sait jamais où se pose l'âme.
Souvent on croit la saisir.
Souvent c'est une étrangère avec qui on assouvit tous les simulacres.

06/11/2008

rater-mieux c'est pas rater

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Comme le cinquième pouvoir fait dans l’eco-journalisme, (journalisme comiquement faible et pas du tout participatif), La cinquième critique doit emmenthalement tout en le radicalisant, inverser le but même de la critique: Lire les critiques.
La vocation ultime et unique de la cinquième critique: Faire connaître et acheter des livres.
Car on ne l’écrira jamais assez, en assez de langues, jamais en assez de capitales, l’objectif da la Cinquième Critique© (On sait jamais) est de faire acheter des livres gratuits, ou presque.
Et même que la Cinquième Critique© (redondons donc) se fiche mais alors complètement que vous les lisiez.
La cinquième critique est là pour vous déformer, à l’aide d’un joli contrat en alternance, le matin c’est virtuel, on apprend, le merveilleux, l’étonnement, l’émotion, le devenir, la chrysalide. L’après midi c’est, comment dire, autre chose, après l’amour c’est bien aussi, mais sonnant et trébuschant, D’ailleurs c’est dans l’après midi du 4 que Bush chut. Désolé, Tomba lui gagnait tout.
Mais pour le lecteur, contractuel bénévole, (On sait jamais) seul le timbre léger de la caisse enregistreuse fait foi. Lire est un pêcher (en sardines et maquereaux) et il faut obtenir un pardon. Tendre les mains, bien les joindre et recevoir le papier cartonné et imprimé.
Mais attention, pas dans un truc entre le produit vaisselle et la bouffe à chat, non, dans le temple de la belle écriture, dans cet avant-cène dont on chassa toutes les têtes de gondoles, où le prêtre vous interdit la vitrine. Et c’est là que sont les textes fondamentaux du lecteur émancipé et même, osons, libéré.
D’ailleurs, et c’est là, entre douze autres, que j’entraperçu le livre de Barberine Rater-Mieux. Et je l’ai raté.
Avec ce live la, on touche au génie !
Vous pouvez le lire le matin sur le blog de Léo Scheer, en version « incorporel » Boutons M@nuscrits tout en bas. Premier livre chronologiquement tout en bas. Après quelques clics sur des boutons, s’installe le trouble de la première fois, pour l’auteur malhabile, empruntée. Pour le lecteur à la gorge sèche.
On attend, on comprend. On ne sait pas que d’autres notaires appellent ça commerce.
Puis l’après midi, dans la seconde rangée du fanum, loin de l’offense, le même livre matérialisé. Le même, pas tout à fait. Barberine devient Géraldine Barbe le titre c’est pareil. Le texte lui a reçu un long travail éditorial, malgré la journée qui avance, Géraldine garde la fraîcheur de Barberine. Et comme la cinquième critique n’a pas l’indécence de vous prendre pour des illettrés, C’est bien d’acheter le livre, surtout si vous voulez écrire (nous serons toujours là pour en conseiller la lecture trébuchante) et approfondir la différence entre un texte brut et un livre. Aujourd’hui, il faut bien un motif pour débourser 10 euros tout pile.

Ps pour trouver les librairies, voir le blog Leo Scheer, boutons libraires.
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22/09/2008

Le Aie Book à la française!!!!!!un rêve.

par martingrall,

Comme quoi la France a un vélo comme tout le monde, mais avec la FNAC et Hachette c’est avec le grand développement. Mais un siècle trop tard, c’est ballot quand-même !

sony-reader-prs-505.jpg


Une chose m’échappe, sauf si Lagardère touche un gros paquet de nos impôts (pour gagner beaucoup, en travaillant peu) en commercialisant le livre électronique japonais qui ne s’est jamais vendu nulle part, pourquoi vendre un e-book monochrome le Reader PRS-505 alors que pour le même prix, on peut disposer d’un Sony VAIO sur lequel on peut lire, tout lire, et écouter, tout écouter et voir des images toutes les images, même animées et le tout en 16,7 millions de couleurs, tout ça en temps réel. Alors que pour beaucoup moins cher on peut disposer d’un Acer orchestré par un atom/intel sur lequel on peut faire la même chose (sur le VAOI de Sony) de plus dans l’’Acer sont intégrés tous les logiciels de traitement de la littérature, dont le adobe/book, Google/éditions, et toutes les bibliothèques du monde. Mais surtout. Mais surtout. Encore, mais surtout toute la bibliothèque « M@nuscrits » des éditions Leo Scheer. Rien que pour la bibeul à Léo ça vaut le coup d’investir dans l’Acer, 299 euros prix fort, mais on peut négocier, logiciels tout logiciels inclus, Firefox, Chrome, open office, et même l’adobe, tout pour lire, écrire et être édité. Alors ! D’autant que son écran est aussi petit que celui du reader Sony tout aussi stable et pas plus scintillant. Et qu’Acer est un tenant des écrans à diodes dont sera équipé en premier le mini PC. Alors que faire d’un Sonyhacettefnac, à 300euros tout vide en quatre niveaux de gris, et 256 megas de mémoire et seulement 2000 livres et ouvrages disponibles, rien que la BNF en met 40 000 en numériques. Mais il y a un mais, le Reader est voué à une mort certaine, dans le pack il n’y a pas un seul accès aux bonne feuilles de Pierre Assouline. Et là c’est le manque qui tue.

A la rigueur on pouvait faire l'impasse sur l'agenda de Nicolas Sarkozy et acheter le Figaro.

Néanmoins, laissons la parole à Philippe Citroën DG de Sony France…

« Ce partenariat nous permet de proposer une offre complète autour du Reader notre groupe accorde l'exclusivité de la vente de son appareil en France à La Fnac pendant six mois. Le Reader PRS-505 y sera vendu au prix de 299 euros ; il est déja disponible en précommande sur Fnac.com.

Ce terminal dispose d'un écran noir et blanc 6 pouces affichant 800 x 600 pixels. Il mesure 12,2 x 0,8 x 17,5 cm, pour un poids de 260 grammes. Outre les titres Hachette, il pourra lire des livres d'autres sources aux formats : BBeB Book ou epub (avec ou sans DRM), fichiers TXT, RTF et PDF. « L'interface permet un accès par auteur, titre, collection... et de reprendre sa lecture là où on l'avait laissée comme en cornant une page »

Corner une page, et pourquoi pas raturer, emmètre un avis non mais !


10/09/2008

Est-ce la possibilté d'une île

proposé par martingrall

Est la possibilité d’une île
Erg, refuge de désert nu
Apparaît soudain, subit !
Puis tremble lentement
Eau tendue verticalement
Où le miroir se précipite
Louvoie l’image qui raidit
Nous passe de l’autre côté.
Est la possibilité d’une île.
Martingrall



Il y a deux ans sur sa propre auto censure
Son espace dénudé et trahi, amputé et castré.
C’est cela la censure, l’émasculation.
Cette maison équarrie au lit exténué de vide.
Un chemin d’initié (mg)


On jugera sur pièce le film est dans les salles

Michel Houellebecq

"La difficulté, c’est qu’il ne suffit pas exactement de vivre selon la règle. En effet vous parvenez (parfois de justesse, d’extrême justesse, mais dans l’ensemble vous y parvenez) à vivre selon la règle. Vos feuilles d’imposition sont à jour. Vos factures, payées à bonne date. Vous ne vous déplacez jamais sans carte d’identité (et la petite pochette spéciale pour la carte bleue ! ...). Pourtant, vous n’avez pas d’amis.

La règle est complexe, multiforme. En dehors des heures de travail il y a les achats qu’il faut bien effectuer, les distributeurs automatiques où il faut bien retirer de l’argent (et où, si souvent, vous devez attendre). Surtout, il y a les différents règlements que vous devez faire parvenir aux organismes qui gèrent les différents aspects de votre vie. Par-dessus le marché vous pouvez tomber malade, ce qui entraîne des frais, et de nouvelles formalités.

Cependant, il reste du temps libre. Que faire ? Comment l’employer ? Se consacrer au service d’autrui ? Mais, au fond, autrui ne vous intéresse guère. Écouter les disques ? C’était une solution, mais au fil des ans vous devez convenir que la musique vous émeut de moins en moins. Le bricolage, pris dans son sens le plus étendu, peut offrir une voie. Mais rien en vérité ne peut empêcher le retour de plus en plus fréquent de ces moments où votre absolue solitude, la sensation de l’universelle vacuité, le pressentiment que votre existence se rapproche d’un désastre douloureux et définitif se conjuguent pour vous plonger dans un état de réelle souffrance.

Et, cependant, vous n’avez toujours pas envie de mourir."

Ecrit par : Michel H. | mardi, 22 août 2006 20:01

09/09/2008

Jacques- L’abbaye du Zoute.

Martingrall le 08 09 2008

Jacques- L’abbaye du Zoute.

Maman dit que Martin c’est pas ton nom, C’est quoi ton vrai nom ?
Je sais pas mon parrain m’a demandé de dire celui-là.
A moi, tu peux pas le dire ?
Je m’appelle Hans.
Eh pourquoi Hans ?
A cause de Mathilde, au repas elle t’a traitée de cruche. Et la, je suis l’anse de la cruche.
?
Sarah était, semblait, étonnée, Martin reprit lentement.
L’anse de la cruche, la poignée, puisque je te tiens la main.
Aie, Elle lui lançait un coup de pied dans le tibia. Puis un autre.
Tu sais Martin et bien t’es un con. T’es bien gentil mais t’es con. Et Graal, y a bien qu’un curée pour affubler les cons d’un pareil nom. Je suis persuadée que le rabbin d’Anvers il t’aurait appelé Hans Con. Tu te tiens la main et t’es avec le con. Alors que moi je suis venu exprès sur les planches avec toi, pour te dire que j’ai attendu nos vacances depuis l’Epiphanie, tous les jours.
Tout son corps s’adoucit.
J’aime bien avoir un frère. Tu veux dire que tu es mon frère.
Oui ma sœur, il imitait sœur Mathilde, la supérieure de l’abbaye, un oui pincé.
Sarah levait gentiment la main, ses yeux amusés prévenaient. Il se retint.
Nous étions loin d’Ostende, deux années étaient passées depuis la première rencontre. Comment la mouette pouvait savoir. Elle vint hardiment demander sa pitance. Sarah se dirigea vers une grand-mère, et ramassa le pain quelle jetait aux mouettes.
C’est pour notre mouette, elle est venue d’Ostende pour nous voir. On est en vacances pour longtemps et elle nous manque. Elle doit rentrer. Merci Madame. Elle fit rapidement demi-tour et nous rejoignit en courant.
Tiens du pain pour toi capitaine des mouettes, aujourd’hui il n’y a pas de crevettes.
Alors les enfants, la mer est belle. Non pas tous les jours ! Les anglais tirent encore la mer à eux. Ils nous font le coup à chaque fois !
Jacques poursuivait en regardant ses deux enfants amusés.
Lorsque la mer se retirait à marée basse, je pleurais. Ma mère me donnait une bobine de fil. Je devais attacher un bout de bois et le jeter dans l’eau, le plus loin possible tout au bout, à perte de vue, derrière les bâches, puis dérouler le fil pour l’attacher à un bâton qu’elle avait planté dans le sable en dessous de la table en m’attendant.
-Tire fort Jacques. La mer va revenir. Tends bien le fil.
La mer revenait. J’aimais cette puissance. A six ans je rendais la mer à la Hollande, j’étais plus fort que tous les anglais. Parce que bien sur tout le monde se fichait bien que les anglais gardent toute la mer pour eux. En Méditerranée, les gens sont plus respectueux, personne ne s’approprie la mer. Elle est toujours là. Chaude, bleue et propre. Un jour, je vous emmènerais dans ma maison de Crète, c’est une île un peu au large de la Grèce. Vous n’avez pas froid ? Moi j’ai froid, comment vous faites pour ne pas grelotter dans ce crachin. Je vais boire un chocolat. Qui m’aime me suive.
Il courrait vite, on le rattrapait aisément. On aimait Jacques. Juste un peu plus que le chocolat chaud et crémeux de chez white-berg. Je ne parlerais pas des crêpes à la cassonade rousse et blonde. L’amour que nous lui portions n’y suffisait pas. On l’aimait tant.
C’est ce jour là, que je vis pour la première fois, la croix rouge que Jacques portait sur son gilet. Il s’était ébroué, avait secoué son écharpe, enlevé son manteau trop rapidement. Il avait baissé la garde, nous étions heureux. Lui un peu plus sereinement. Il resta pensif. La petite moue s’esquissait. Elle apparaissait toujours lorsqu’il se décidait en faute. Il ne s’aperçut de rien. Nous non plus.
Je vais reprendre une crêpe, ce soir Mathilde fait des épinards, je manque de fer paraît-il. Déjà Gilles, notre garçon, apportait trois très grandes crêpes brûlantes sur un immense plateau, avec le pot fumant de chocolat fondant, la crème fouettée, les cassonades. La mer revenait.
Martingrall le 08 09 2008

02/09/2008

Sarah d'Ostende.

martingrall


Ce matin j'apportais un mot à la maitresse, l'informant que je quittais l'école à la fin de la matinée, pour un ou deux mois.
L'institutrice de la sixième qui était également épouse du directeur, regarda la lettre. Me regarda désabusée et triste
- Bon de toute façon. Ce ne sera pas avec moi, tu grimpes en cinquième. Du balai.
Elle me dévisagea enfin,
- J'espère que tu nous comprendras. La peur est le moteur du monde. Il ne faut jamais rien bouger. Encore moins faire bouger. Surtout ne jamais responsabiliser. Ta mère a raison. Par la peur, la pourriture domine.
Je ne comprenais pas tout. De toute façon j'étais privé de français, grammaire, orthographe et dictée incluse. A six ans on me mettait déjà de côté.
Liberté, Egalité, Fraternité. J'apprendrai ailleurs. Dans le désordre.
Je regagnais ma place au premier rang. Comme d'habitude je tendais la main vers mon livre de géographie pour passer le temps dans le couloir. Mes trois dernières heures d'école publique étaient du français. Et depuis le 2 novembre de l'année précédente, il était interdit de m'apprendre le français.
Pas un interdit clair, un interdit Celte ou Germain, un interdit français les yeux en dessous.
- Van den Bosh, tu n'as pas besoin de savoir le français, tes parents se débrouillent très bien dans d'autres langues.
Et c'était vrai, tous les mois le carnet de notes arborait de superbes 10 sur10, en orthographe, en dictée, en grammaire, en récitation. Ils compensaient mon zéro de conduite. Ajoutés au 10 en calcul mental, impossible à minorer, et aux 9 sur les autres matières, j'étais premier de la classe.
Début Février, le maire a fait une descente dans l'école. Le règlement devait être changé, pour mettre de l'ordre dans la commune. Mon zéro de conduite contamina mes autres notes qui passèrent de neuf à huit. Pendant les quatre mois suivants, j’étais devenu le deuxième de la classe. Une place en or. Une place invisible des inspecteurs de l'éducation. Tout était en ordre.
Et puis non. Je prenais mon Bled, celui d’Agnès bien plus grande que moi. Je passerais mes trois dernières heures en français comme tout le monde, mais dans le couloir.
- Van den Bosh, assieds-toi. Passe tes trois dernières heures en classe avec tes petits camarades.
La directrice se rebellait. Tardivement républicaine.
Elle s'adressa aux trente sept autres enfants.
- A une heure et demi après manger, vous vous déplacerez tous d'une place, Van den Bosh quitte l'école. Pour cette année.

11H30, la dernière cloche de mon insouciance, à l’instant elle était encore ma dernière de l'année. Ma maison était à deux cents mètres du porche scolaire avec son fronton. Ecole Municipale avec coulés dans le même béton, légèrement en dessous les mots. Liberté Egalité Fraternité

Cinq minutes plus tard, Deturc ma fiancée presque noire était inconsolable, la juste bonne pour le schleu. Shleuh, dommage que mon français n’allait pas jusqu’au Maroc. Je ne savais pas. A Lille, à cette époque, un chleu c’était un allemand. Et, c'était moi le schleu. Et je l’abandonnais. Les grands de l'école publique et primaire m'avaient appris ce mot. Boche, je l'avais déjà. Passé l’angle de la rue de la république, j'aperçus une superbe voiture noire garée devant la porte. Ma mère était déjà assise sur le siège avant droit, sur la banquette arrière mon père s'affairait à l’intérieur d’une petite valise, ma sœur Agnès attendait.
À peine m'avait-il vu, qu'un géant sortit de la voiture et vint à ma rencontre.
- Je suis Jacques. Un ami de tes parents. On part tout de suite. Il faut être à Ostende à treize heures trente sans faute. Il va falloir dropper, mais on passe par la mer quand-même. Direction La Panne. vive les vacances. Tu aimes le poisson?

Maman était épanouie, rayonnante dans sa jupe plissée soleil. Grise.
Non vison. Quand vas-tu apprendre les couleurs !
Ses yeux verts avaient l'intensité du monde. Papa toujours occupé, prenait la place du milieu, les gosses aux fenêtres. Il était détendu, heureux. J'étais bien.

Feulement du six cylindres en ligne. Jacques expliquait la voiture qui avançait vers les vacances, Attention la seconde craque un peu. La troisième c'est du velours.

Nous passions devant l'école, où les instituteurs étaient en pleine discussion, indifférents. Au bout de la rue, le canal coincé entre les maisons de briques des filatures et de l'huilerie, puis la route vers Dunkerque.

A Armentières on passera par le mont noir, je m’arrête à la maison de Marguerite. On continuera par la Belgique.
Jacques parlait, expliquait, informait. Maman riait et me regardais avec envie découvrir les grandes cages de fils de fer sur lequel le houblon s'entortillait. Elle prit la main de Jacques et embrassa l'intérieur de la paume large et ouverte.
Elle devança mon regard.
C'est la main du pommeau, celle qui teint l'épée, celle qui fait que nous sommes tous réunis, vivants et bien vivants. Celle qui nous fait futurs.

La traction quinze s’éteignit sur le môle à quelques millimètres d’une borne de pierre interdisant tout franchissement. L’écluse des marées était profonde. Maman s’enjoua, les yeux soudain espiègles.
Ha ! Myriam est déjà là. Un gros break américain avec l’arrière en bois type porte bétail, était garé juste à côté du restaurant. Treize heures trente cinq. Ouf.
Maman prit Agnès par la main, Jacques m’affubla d’un prénom temporaire.
Tu t’appelleras Martin, c’est le nom d’un petit soldat de petite guerre, pour les vacances seulement.
Avant d’entrer maman toucha longuement de la main droite un petit tube de métal. Puis poussa gaiement la porte qui se dégonda d'étonnement. Papa toucha le tube nonchalamment, Jacques Agnès et moi avons fait de même. Longuement.
Dedans il y a comme les pages d’un missel, la Thora. Je t’expliquerais. Fait comme-moi.
Jacques allait m’apprendre tout ce que mes parents ne voulaient plus jamais connaître.

Myriam! Maman courra vers une jeune femme au teint mat et à la chevelure opulente. Elles restaient soudées l’une à l’autre. Sarah était assise autour de la table. Je ne lui plaisais pas avec ma tête toute blanche et ma peau rose qui passait par endroit.
Jacques me fit asseoir à côte de Sarah, me présenta,
Sarah je te présente Martin, le fils de Louise, sa sœur Agnès. Paul son père. Ton père n’est pas là ?
Non, il avait du travail à Anvers. On doit passer le prendre après avoir mangé. Il a dit qu’il mangerait à Zoute plus tard.
Machinalement je pris un morceau de pain belge, bis aux céréales, et l’égaya d’une pincée de sel. Myriam interrogea maman du regard.
Non c’est machinal. Il croise le pain, c’est un vrai poème.
Tout le monde me copia. C’est à cette table que je vis Asher, pour la première fois les premiers triangles de papiers kraft, d’où débordaient les petites grises d’Ostende. Myriam et maman étaient à part, entre elles. Seules au monde.
Paquet de crevettes grises, seuls au monde, c’est comme ça que Sarah et moi sommes restés tout ce temps.



01/09/2008

la boîte à lettres

proposé par martingrall

1868140038.jpg
Je me souviens de cette boîte à lettres.
C’était dans une autre vie dans un autre pays
Je me souviens qu’elle était noire de suie
Certains où peut-être d’autres la brûlaient la nuit.

Je me souviens de cette boîte à milices
Certains, peut-être les mêmes y postaient leur peur
Je me souviens, qu’y dégoulinaient leurs pleurs
Certains, forcément les mêmes y laissaient leur cœurs.

Je me souviens de cette boite jaune sous l’opacité
C’était dans un pays aux hommes inexistés
Je me souviens que rien jamais n’y changeait
Tous, y compris les mêmes espéraient.

martingrall, le 20 08 2008

Je dispose de la lâcheté la plus facile

Je dispose de la lâcheté la plus facile

Et m’envole vers des terres connues

Jongleur aux sept soleils graciles

Une à une, belles amours parcourues.

Je dispose de l’allonge du félin

Hymen du félibre mariole

Bavard tapit trois foulées plus loin

Oiseux à trois cabrioles

Je dispose de branchies hors du temps

Immergé, longe naïades et sirènes

L’eau fige murmures et dérangements

Inquisiteurs vocifèrent à perdre haleine

Me convertit en maitre de fuite

La plus belle arme crée ici bas

Du plus bel azur farder panique

Le ventre encore fécond mit bas

Pas une de mes astres n’y échappera

Héros bancal certifié

Une à une tombera

Eros local contrefait

Suis inculte de la cession, l’abandon

Analphabète de l’abdication

Profane de la résignation

Ne disposant ni de levure ni d’amidon

Et sortir le glaive de ma terre.

Et faire sécher l’embryon.

En stériliser les pères

République j’aime ton nom

martingrall 14 08 2008

16/08/2008

Le syndrome de la case de l'oncle Val.

La France est un pays de rien. Cloisonné en trois cases, trois tiers d'un État, trois États tiers, trois tiers États.
Trois tiers contenant à distance respectable le pot de colle, incapable d'assembler, de faire un tout de trois tiers. L'administration politique. Très peu administrative et pas du tout politique, déployant son ignorance de la nation comme seule licence. Archaïque et apatride. Ignorante de la constellation française. Les rats des villes!
La France est devenu, à force, par force, un pays de rien. Chacun y cherche une âme, souvent la sienne. Chacun y cherche un autre lui-même. Lui. Sans miroir et sans fart. Lui qui veut être un autre. Chaque Français veut-être un autre. Aucun français ne veut être moyen. Seul. Vide.
Malgré ses révolutions, la France reste avec ses trois cases étanches, solides partitions de murs porteurs et murs extérieurs de filets et de filtres, passoires et tamis. Chacune avec ses buanderies, ses lieux d'aisances, ses bains, ses chambres, ses corridors et salles de réception, séjour de convivialité, de repérage, d'assemblage et de confraternité. Rarement de fraternité. Tiers de noblesse au sang bleu. Tiers de religion ecclésiale. Tiers peuple dans un sale état. Cases à vingt millions de quidams chacune selon les périodes et le temps. Cependant, une boule fétide, permanente et informelle, plus ou moins importante selon le temps et la période cherche à se placer aux portes de cases plus ou moins appropriées. Ces cases horizontales au demeurant, par apocalypse, non pas se plaçant, mais sont placées dans la verticalité. De très haute à très basse. Ainsi cette boule éphémère et instable décidant de la case haute société, EUX, les rats, tout à côté de la noblesse dont ils seront toujours dépourvus. Et une case d'en bas, pour les français de la basse société! La case rouge. Cerise du fer rouge et noir. Cerise à fleur blanche et feuille bleue. Cerise chaude coulant entre les dents. Et entre les deux la case blanche. Bien à l'abri entre le bleu de la hampe et le rouge qui s'effiloche.
Dans la France du camembert coupé en trois cases égales chacune touche les deux autres. Et outrepasse non par le milieu mais par les bords légers, fluides et incertains.
Ors et malgré tout, certains, pas tout à fait rats mais déjà rongeurs, se cherchant, eux-mêmes et des amis marchands, se servent de la religion, pour prétendre atteindre la porte de la plus haute case horizontale. C'est le syndrome de la case de l'oncle Val.

14/08/2008

Le syndrome de la case de l'oncle Val.

La France est un pays de rien. Cloisonné en trois cases, trois tiers d'un État, trois États tiers, trois tiers États.
Trois tiers contenant à distance respectable le pot de colle, incapable d'assembler, de faire un tout de trois tiers. L'administration politique. Très peu administrative et pas du tout politique, déployant son ignorance de la nation comme seule licence. Archaïque et apatride. Ignorante de la constellation française. Les rats des villes!
La France est devenu, à force, par force, un pays de rien. Chacun y cherche une âme, souvent la sienne. Chacun y cherche un autre lui-même. Lui. Sans miroir et sans fart. Lui qui veut être un autre. Chaque Français veut-être un autre. Aucun français ne veut être moyen. Seul. Vide.
Malgré ses révolutions, la France reste avec ses trois cases étanches, solides partitions de murs porteurs et murs extérieurs de filets et de filtres, passoires et tamis. Chacune avec ses buanderies, ses lieux d'aisances, ses bains, ses chambres, ses corridors et salles de réception, séjour de convivialité, de repérage, d'assemblage et de confraternité. Rarement de fraternité. Tiers de noblesse au sang bleu. Tiers de religion ecclésiale. Tiers peuple dans un sale état. Cases à vingt millions de quidams chacune selon les périodes et le temps. Cependant, une boule fétide, permanente et informelle, plus ou moins importante selon le temps et la période cherche à se placer aux portes de cases plus ou moins appropriées. Ces cases horizontales au demeurant, par apocalypse, non pas se plaçant, mais sont placées dans la verticalité. De très haute à très basse. Ainsi cette boule éphémère et instable décidant de la case haute société, EUX, les rats, tout à côté de la noblesse dont ils seront toujours dépourvus. Et une case d'en bas, pour les français de la basse société! La case rouge. Cerise du fer rouge et noir. Cerise à fleur blanche et feuille bleue. Cerise chaude coulant entre les dents. Et entre les deux la case blanche. Bien à l'abri entre le bleu de la hampe et le rouge qui s'effiloche.
Dans la France du camembert coupé en trois cases égales chacune touche les deux autres. Et outrepasse non par le milieu mais par les bords légers, fluides et incertains.
Ors et malgré tout, certains, pas tout à fait rats mais déjà rongeurs, se cherchant, eux-mêmes et des amis marchands, se servent de la religion, pour prétendre atteindre la porte de la plus haute case horizontale. C'est le syndrome de la case de l'oncle Val.

Le ventre encore fécond mis bas.

Je dispose de la lâcheté la plus facile

Et m’envole vers des terres connues

Jongleur aux sept soleils graciles

Une à une, belles amours parcourues


Je dispose de l’allonge du félin

Hymen du félibre mariole

Bavard tapit trois foulées plus loin

Oiseux à trois cabrioles


Je dispose de branchies hors du temps

Immergé, longe naïades et sirènes

L’eau fige murmures et dérangements

Inquisiteurs vocifèrent à perdre haleine


Me convertit en maitre de fuite

La plus belle arme crée ici bas

Du plus bel azur farder panique

Le ventre encore fécond mis bas.


Pas une de mes astres n’y échappera.

Héros bancal certifié

Une à une tombera

Eros local contrefait


Suis inculte de la cession, l’abandon

Analphabète de l’abdication

Profane de la résignation

Ne disposant ni de levure ni d’amidon


Et sortir le glaive de ma terre.

Et faire sécher l’embryon.

Et stériliser les pères

République j’aime ton nom

martingrall 14 08 2008


 
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