Avertir le modérateur

11/08/2008

Mahmoud DARWICH, bien plus précieux que le chemin qui mène.

976810007.gif
Ne le volez pas de l'hirondelle
Ne l'emportez pas de la rosée
Son requiem est écrit par les yeux
J'ai abandonné ma voix à l'écho -MD-


Lorsque la mort survient,
Tout devient, tout reste à faire
Lorsque la terre est, reste, redevient, notre première mère.

Mahmoud DARWICH a tout dit, et pourtant il faudra toujours en faire conscience..

La maison est un bien plus précieux que le chemin qui mène à la maison.



Murale.

Voici ton nom,
Dit une femme
Puis elle disparut dans la spirale du couloir.

Je vois le ciel là-bas à portée de main
Et l’aile d’une colombe me porte
Vers une autre enfance.
Je ne rêve pas que je rêve. Tout est réel.
Je sais que je m’oublie… et que je m’envole.
Je serai ce que je deviendrai
Dans le dernier ciel. Tout est blanc.
La mer suspendue sur le toit d’une nuée blanche
Et le néant dans le ciel blanc de l’absolu. J’ai été et
Je n’ai pas été.
Je suis seul aux abords de cette blanche éternité.
Venu avant mon heure,
Aucun ange ne m’apparaît qui me dit :
"Qu’as-tu fait, là-bas, sur la terre ?"
Et je n’entends ni les acclamations des bienheureux
Ni les lamentations des pécheurs. Je suis seul dans la blancheur,
Seul…
Rien ne me fait mal à la porte de l’éternité,
Ni les jours ni les sentiments.
Je ne ressens ni la légèreté des choses
Ni le poids des obsessions.
Je ne trouve personne à qui demander :
Où est mon où, désormais ?
Où est la cité des morts ? Où suis-je ? Pas de néant,
Ici, dans le non-lieu… la non-durée,
Ni d’existence.

Comme si j’avais déjà connu la mort…
Je connais cette vision et je sais que je pars
Vers ce que je ne connais pas. Peut-être
Suis-je encore vivant quelque part,
Conscient de ce que je veux…

Un jour je serai ce que je veux.

Un jour je serai une idée qu’aucun glaive ne porte
A la terre désolée, aucun livre…
Une idée pareille à la pluie sur une montagne
Fendue par la pousse d’un brin d’herbe.
Et la force n’aura pas gagné,
Ni la justice fugitive.

Un jour je serai ce que je veux.

Un jour je serai oiseau et, de mon néant,
Je puiserai mon existence. Chaque fois que mes ailes se consument,
Je me rapproche de la vérité et je renais des cendres.
Je suis le dialogue des rêveurs.
J’ai renoncé à mon corps et à mon âme
Pour accomplir mon premier voyage au sens,
Mais il me consuma et disparut.
Je suis l’absence. Je suis le céleste
Pourchassé.

Un jour je serai ce que je veux.

Un jour je serai poète
Et l’eau se soumettra à ma clairvoyance.
Métaphore de la métaphore que ma langue
Car je ne dis ni n’indique
Un lieu. Et le lieu est mon péché et mon alibi.
Je suis de là-bas.
Mon ici bondit de mes pas vers mon imagination…
Je suis qui je fus, qui je serai
Et l’espace infini me façonne, puis me tue.

Un jour je serai ce que je veux.

Un jour je serai une vigne.
A l’été de me presser sans attendre,
Aux passants de boire mon vin
Sur les lustres du lieu sucré !
Je suis le message et le messager,
Les petites adresses et les lettres.

Un jour je serai ce que je veux.

Voici ton nom,
Dit une femme
Puis elle disparut dans le couloir de sa blancheur.
Voici ton nom. Retiens-le bien !
Ne vous chamaillez pas pour une lettre
Et ne te soucie pas des bannières des tribus.
Sois l’ami de ton nom horizontal,
Teste-le sur les vivants et les morts,
Entraîne-le à la bonne diction en compagnie des étrangers,
Trace-le sur une paroi de la caverne.
O mon nom : tu grandiras quand je grandirai,
Tu me porteras et je te porterai,
Car l’étranger est un frère pour l’étranger.
Nous capturerons la femelle avec la voyelle longue dévolue aux flûtes.
O mon nom : où sommes-nous à présent ?
Dis ! Qu’est aujourd’hui ? Qu’est demain ?
Qu’est le temps, le lieu,
L’ancien, le nouveau ?

Un jour nous serons ce que nous voulons.

Le voyage n’a pas commencé, le chemin n’a pas abouti,
Les sages n’ont pas atteint leur exil
Ni les exilés, leur sagesse.
Des fleurs, nous n’avons connu que les coquelicots.
Montons donc au plus haut des fresques :
Verte est la terre de mon poème, haute,
Parole de Dieu à l’aube que la terre de mon poème
Et je suis le lointain,
Le lointain.

Dans chaque vent, une femme se joue de son poète :
– Emprunte la direction que tu m’as offerte,
La direction qui s’est brisée,
Et rends-moi ma féminité
Car il ne me reste que la contemplation
Des rides du lac. Déleste-moi de mon lendemain,
Rends-moi le passé et laisse-nous, seuls, ensemble.
Rien, après toi, qui parte
Ou revienne.

– Reprends le poème si tu le désires.
Je n’ai que toi en lui.
Reprends ton moi. J’achèverai l’exil
Avec ce que tes mains ont laissé de lettres aux mouettes.
Qui de nous deux est moi, que je sois sa fin ?
Une étoile tombera entre l’écrit et le dit
Et le souvenir confiera ses pensées : Nous sommes nés
Aux temps de l’épée et de la flûte,
Entre figues et figuiers de Barbarie. La mort était plus lente.
Elle était plus nette. Elle était une trêve pour les passants
A l’embouchure du fleuve.
Désormais, tout est machinal.
Aucun assassin ne prête l’oreille aux victimes,
Nul martyr ne donne lecture de son testament.
De quel vent es-tu venue ?
Dis-moi le nom de ta blessure et je saurai
Les chemins sur lesquels nous nous égarerons par deux fois !
Chaque battement de ton cœur me fait mal qui me ramène
A des temps de légendes.
Mon sang me fait mal,
Le sel me fait mal… et ma veine jugulaire.
Dans la jarre brisée, les femmes du littoral syrien
Se plaignent de la longueur du chemin
Et brûlent sous le soleil d’août.
Je les ai vues sur le chemin de la source avant ma naissance.
J’ai entendu l’eau les pleurer dans l’argile :
Revenez au nuage et les beaux jours reviendront.
L’écho a dit :
Seul revient le passé des puissants
Sur les obélisques de l’espace…, dorées leurs traces,
Dorées…, seuls reviennent les appels des faibles au lendemain.
Donne-nous notre pain quotidien et un présent plus fort
Car ni la réincarnation ni l’inhabitation ni l’éternité ne nous appartiennent.

L’écho a dit :
Je suis fatigué de mon espoir incurable,
Las des pièges de l’esthétique :
Qu’y a-t-il après Babel ?
Chaque fois que le chemin au ciel s’est précisé,
Que l’inconnu a dévoilé sa fin
Dernière, la prose s’est répandue dans les prières
Et le chant s’est brisé.

MD chez Actes Sud

03/07/2008

La loi Hottodafé de Nicolas Sarkozy.

proposé par martingrall,

Epoque de soldes politiques.
Chacun veut sa tête de piaf dans la boîte à belle zimages !
Ne vous pressez pas, on ne sait jamais. Depuis que les balles à blanc deviennent de méchantes abeilles cuivrées, des lasers peuvent sortir des caméras.
« Fixez bien la loupiote rouge. Et Zigg. Un éclair bleu France. Un siège vide, et on revote à saint Célestin, ce dimanche bien loin de Pentecôte.
Mais tant qu’ils ne sont pas seuls à être concernés par la valse des étiquettes, la démocratie se porte bien.

2100158729.jpg


Mais, donc Sarko n’aura pas attendu de recevoir la gifle de l’Union européenne sur la liberté cadenassée du net, censure imself, ni l’interdiction de faire payer par les français le profit des ses potes, Hodapi et télé sans pub, de devenir patron des seules informations que doivent retenir les français, ce jourd’hui Nicolas s’attaque à l’industrie du livre, en installant la loi hotodafé.
Et c’est con, j attendais avec impatience et fièvre le dernier de Christine Angot pour en parler à la Gibson lors de nos rencontres illicites devant la machine à dafé, et H-otto postminger veut pas.

Je suis très ennuyé cependant, pas plus tard qu’hier, m’Dame la ministre de la culture nous gratifiait d’un très carnassier sourire lors de la présentation du livre numérique, qui allait tout régler dans l’édition et la lecture du livre. Et, là, sans la prévenir, donc la prenant par surprise, cinq députés sans doute perdus dans le peloton de la grande boucle qui démarre tantôt, lance un ‘’Haro sur le livre’’ grand mangeur de bois. Parce que pour ces portes-bois, à défaut de porter la plume mont blanc du Président de la raie publique, tout doit être fait pour éviter la déforestation. Surtout les arbres. Les persistants et les caduques on peut mais pas les arbres.

Alors pour conserver à la France son bel et bon végétatif tapissant, supprimons tous les éditeurs refusant la bannière Lagardère. En les frappant là ou ça fait mal, aux males, la bourse. Et je ne dis pas que chez les éditrices, il reste une ouverture. Tiens sur BMF ou BFM ils lancent un grand concours pour devenir chroniqueur économiste. Donc, pas de picaillon, pas d’édition, pas d’avances pour l’auteur, pas d’auteurs, donc pas d’invendus chez les libraires. Bien sur cela ne concerne que le livre, moins de 10% d’invendus, pour les périodiques 50% d’invendus avec plein d’encre sales et en technicolor, on a le temps. Seul élément de la chaîne devant être confirmés, la grande distribution accordée à Lagardère une et celle de l’Antoine pas Gallimard bien trop consciencieux, mais Sellière Ernest, deux.

Mais essayons d’apporter notre positive contribution par un constat. Après Mes 68, Sarko s’attaque à François et quoi de plus signifiant que de s’attaquer à ce que François Mitterrand avait de plus beau, sa passion des livres. Et dont l’immense culture, savourons au passage, en fit bafouiller Jean D’O. Grand moment de télé. Bisous Gillou. Surtout François bien au fait des libraires, ses seuls vrais amis, avait mandé à Jacobus Lang une loi définissant un prix unique du livre, 5% de remise maxi, protégeant, non pas ses amis, nous avions gabellement de quoi les mettre à l’abri du besoin, mais l’universalité de la lecture et en tout premier lieu la liberté de lire d’apprendre et de savoir. Et sans Angot qui va m’apprendre à bien me tenir devant les dames. Et m’zelle Gibson qui piaffe. Et Gerhard Schröder revendique toujours l’impertinence obligatoire des auteurs – éditeurs-libraires comme fer de lance de l’innovation. Lui reste quelques 250 milliards d’euros d’excédents commerciaux annuels, de quoi beurrer toute la Bavière d’arbres en argent massif.

Mais en dehors de nos députés éludeurs, qu’en est-il ?

Le prix unique du livre fait vivre pas moins de 40% des libraires, 100% des indépendants, et 90% des auteurs, une paille, que p’tit Nicolas veut nous enlever de l’œil, pour mieux le voir, même, et surtout si la moitié des pays de l’union européenne ont copié et appliquent la loi de Jacobus. Et il doit y avoir une raison. Mince ou conséquente, mais raison gardons, d’autant que les requins sont en voie de disparition. Et puis c’est beau un gardon lorsqu’il dépose ses œufs en se frottant sur l’herbier de la rivière. Et trois semaines plus tard des petits poissons font des livres qui se mettent et se placent dans les librairies ou ils attendent avec impatience le client qui sera attendri par ses allers et venues et son sort. Et gare au temps qui passe sur le carborundum des gares, si la belle ne parvient pas à séduire le chaland, elle est mise au rebut au fond de l’impasse, à faire des passes et remplacements. Et si au bout de deux petits mois pas de client d’impasse attendris, au moins trois milles, c’est le retour au pays et la honte du pilon. Il est difficile de déterminer la durée de vie moyenne d'un livre. Ce qui est sûr, c'est que son temps de décollage est de plus en plus court. On sait si c'est un succès au bout de 3 à 5 semaines. Précise le rédacteur en chef adjoint de Livres Hebdo, Fabrice Piault. Mais surtout les petits éditeurs enfin les éditeurs non institutionnels, chacun a son égo, sont les véritables dénicheurs de talents et les seuls découvreurs des génies de l’écriture, et des lecteurs qui vont avec. Donc dans la France de la réforme Sarkozyste, celle qui fait bœufs de vaches stériles, pour sauver le livre et tout ce qui va avec, « Haro sur les députés »

Ségolène Royal et Bertrand Delanoë font campagne présidentielle ensemble pour ressouder le parti.

Oh ! Suis-je bête, je suis parti sur les chapeaux de roues de la Mustang de Steves Mc Quen dans Bullit, filant le train à un vieux rêve, un Parti Socialiste Unifié, c’était déjà la même époque, je n'ai pas eu le temps de lire la suite. Mea culpa. Et tant va la culpe à l'eau bleue et plate....

503550406.jpg
Il faut avouer que Ségo Et Bertand ça a de la gueule.

Donc, c'est aux Etats-DésUnis que ça se passe, et bien sur il s'agit de Madame Clinton Hillary et de Monsieur Obama Barack. Et les zigues font campagne ensemble pour Unifier le Parti Démocrate, devenu pour quelques mois un PDU très européen.

Ainsi donc, Après des mois de rivalité dans le cadre de leur campagne électorale respective, dont nous ignorerons dés maintenant tous les coups bas, Mme Hillary Clinton et M. Barack Obama ont fait campagne ensemble le 27 juin dans la petite ville d'Unity dans le New Hampshire, si ! Ils ont osé, pour illustrer l'unité au sein de leur parti politique, le parti démocrate.

Lors de la mise en bouche, très recherché chez les Clinton, Mme Hillary a encouragé les électeurs désireux de voir le pays s'engager dans une nouvelle direction à apporter leur soutien sans faille à M. Obama, le candidat, présumé, du parti démocrate à la présidence de la république étasuiniène, ajoutant que le symbolisme du rassemblement qui a eu lieu à Unity ne se limite pas au nom de cette localité, mais par le respect que toutes les femmes et certains des hommes politiques doivent aux citoyens, qui ont apporté le même nombre de suffrages a elle-même et à l'autre, lors de la primaire démocrate qui y avait eu lieu, 107 chacun.

Très consensuel, pour reprendre ses 107 parts, M. Obama lança d'un éclat socratique : « Aujourd'hui, nous repensons à ce jour enneigé de janvier, où 107 électeurs ont voté pour Mme Clinton et 107 pour moi. Nous considérons maintenant ces suffrages comme 214 suffrages en faveur du changement dans notre pays. » Toute la salle applaudit.

« Unity, a renchéri Ségolène Clinton, n'est pas seulement un bel endroit du vrai Hampshire, c'est aussi un sentiment extraordinaire. Je sais, que ce que nous commençons ici en étant unis, se terminera sur les marches du Capitole, lorsque Barack Obama prêtera serment en sa qualité de président dans le grand envol d'oies qui vous protégera de nos ennemis. Et dès maintenant je mets mon mari, Bill, à disposition de Barack Obama, avec lequel il s'est entretenu par téléphone il y a quelques jours, et Barack compte le voir dans le cadre de la campagne et recevoir de Bill des conseils pendant les mois à venir. Re-applause dans la salle.

Bla bla bla, applause , Bla, applause Bla, bla, applause......... puis cette réunion se termina par la proposition de Bertrand Obama sur l'immigration. « Je serai votre champion lorsque je serai à la Maison-Blanche, et c'est ce dont vous avez besoin maintenant plus que jamais. » Au sujet de l'immigration, tous les dossiers sont prioritaires et j'entreprendrais une réforme visant à fournir aux 12 millions d'immigrés clandestins actuellement aux Etats-Unis, la possibilité de se faire naturaliser Américain, d'ouvrir les écoles et l'emploi syndiqué aux hispaniques qui leur permettra d'abattre les obstacles qui mettent le rêve américain hors de portée pour de nombreux Américains. »

Et je me suis réveillé ! J'étais déjà aux states, j'avais gagné à la loterie un des 50 000, visas. Green card en poche, au bout de la file d'attente menant au préposé aux tampons, Mc Cain, soi-même, m'attendais. Vous aimez les frites ? Si les aime ! Dis, pour qui tu m'parles ! Je plante même les patatoes, heu, arrangeant ma tenue, les petits doigts sur la couture du pantalon, pommes de terre Monsieur le Président ! Ouf, je passais la porte magnétique, je montais dans le camion militaire qui nous amena à l'autre bout de l'aéroport dans l'agence de voyage à destination unique. Dans le camion était plaquardé, nous nous vengerons. Mais en naturel, c'est fou comme Mc Cain ressemble à Nick.

02/07/2008

Nick de Sarko, doublé en écologie par Charles de l’Outremanche..

384829349.jpg


Charly de Buckingham, c’est à dire le prince Outremanchois, est aux dires, confirmés par de nombreuses notifications, un sarment toujours vert.
Bienheureuse Dame la Princesse, pour qui le Prince en pince toujours. Alors pour convoler vers sa belle, Charly prend toujours l’Aston, non pas vantage, comme Martin un peu futile, mais la fulgurante DB6 découvrable bleue nuit à jantes chromées à rayons. Joyau s’il en est, qui lui a été offert ce joyau ou offerte la chignole, lors d’un bal de débutantes, par la reine mère, sa mère et le prince consorts, Duc de son état, son sort, à l’époque de ses 21 printemps, âge d’acnés et autres démangeaisons. Et trente neuf ans plus tard les démangeaisons perpétuelles restent totalement éternelles.
972126309.jpg


Et depuis, le vertifiant Charles de Buckingham, pousse l’hydre dans les lands d’Irlande, tout aussi verte. Et ce n’est pas Bono de l’Irish rock band U2 qui nous contredira.

Et donc, afin de d’épouser Camilla, encore et encore, de noces en noces, de cris en chuchotements, de bruissements en gémissements, et ce en toute quiétude et pour longtemps encore dans ses lands toujours vertes, C de B, met du picrate dans son réservoir d’Aston, certes du pinard blanc de ses royales vignes anglaises, mais du 12° quand-même. Ils sont loufoques, ils ont même accepté Wrath. Même Elise, se met un asiatique tout aussi éthylique sous le capot. mais, on peu la comprendre, une Lotus.

Donc Charly à convertie sa belle de nuit au bio éthanol savamment distillé par l’alambic de Charlestown d’Aberlour, à partir de longues fermentations lentes de l’excédent de vin blanc issue de ses vertes vignes anglaises. Et pour faire ses 500km par an, sa muse habite à deux pas de un pied, soit à peu près 0,66 mètre, il participe gaillardement à la protection de la nature du monde par son incessant et féroce combat, châtiant à coups d’effluves altières, le gueux roulant en fumeux Range Rudolf Christian Karl Diesel. Aussi, fort de ses succès, avec sa mie Parker-Bowles, accompagnés d’Ivanhoé Dubois, ils décidèrent de s’attaquer au global warming du roi Jean, dans ses propriétés de Highgrove et Birkhall avançant une mesure prodigieuse et phénoménale qui démontre un optimisme certain et une volonté indomptée, lui le lord des Îles, prince et grand sénéchal d'Écosse, le chevalier de l’ordre de la Jarretière, chevalier de l'ordre du Chardon, chevalier grand-croix de l'ordre du Bain, chevalier de l’ordre du Mérite, chevalier de l'ordre d'Australie, entre autres, de faire de la grande Bretagne, du royaume unis et des royaumes du Commonwealth, une terre ou l’herbe serait toujours plus verte couleur de jardin d'Eden. Et ce sont ses vaches élevées dans ses résidences nourries exclusivement avec de l’herbe et du fourrage 100% bio qui porteront haut la couleur de l’engagement sans faille et sans flatulences lourdement chargées en méthane, de son serment princier lancé en 2007 lors de l’annonce du lancement de son « empreinte écologique annuelle », c'est-à-dire qu'il fera connaître tout ce qu'il a fait, où et combien de fois, ayant « un impact sur l'environnement ». En 2008 il lance le Princes Rainforest Project qui a pour but de sensibiliser les populations à la déforestation. Et cela est plutôt con, parce que plus personne ne verra Camilla et ses très beaux chapeaux lors des courses de gazon.

514099861.jpg

28/05/2008

Araignée de l'étenel

"L'Araignée de l'éternel", du 4 au 14 juin 20h30, au Théâtre des Abbesses (Paris). Textes Claude Nougaro –
Mise en scène Christophe Rauck.
Spectacle-anniversaire des 20 ans de la compagnie, Siegel offre le meilleur des oeuvres du chorégraphe flamand Wim Vandekeybus.
Une vitalité intense !

Loc. 01 42 74 22 77 - www.theatredelaville-paris.com

1236299083.jpg

12/05/2008

Les mémoires de la faim

L'esclavage reste au top! A fleur de peau. A peau des mots.

Shadoké par martingrall

Les mémoires de la faim

Par Edouard Glissant

« DES IMAGINAIRES NOUVEAUX… »
Le scandale de la faim dans le monde, et de l’irresponsabilité affichée par ceux qui en sont la cause directe, les producteurs mondiaux et leurs systèmes impitoyables de rentabilité, nous oppose la double difficulté du rassemblement des opinions éparses dans l’espace international, et des mémoires des peuples, qui se dissipent rapidement dans les exaspérations de l’actualité.

Ce qu’on a appelé les émeutes de la faim, dans les pays les plus pauvres du monde, émeutes déclenchées par les augmentations brutales des produits de consommation de base, le riz principalement, et dont une des explications les plus scandaleuses, avancée par ces mêmes producteurs, a été que « le marché donne ainsi le signal que la production agricole est insuffisante », explication outrageuse et indigne de l’humanité même la plus basse, nous devons nous avouer, quelques jours à peine après leur explosion, que l’écho s’en dissipe déjà dans les autres torrents de ce qui inlassablement court dans le monde, et que ces émeutes ne sont désormais commentées que dans les pays qui n’ont pas eu (encore) à souffrir de telles famines.

Nous n’avons plus recours à des théories ni à des idéologies pour ce qui est du ralliement des opinions éparses dans le monde, leur accumulation peu à peu mène à des réseaux démultipliés de connaissance dont nous nous habituerons bientôt à les consulter et à en faire notre bien. Quant aux mémoires des peuples, qui se dissipent elles aussi, nous savons aujourd’hui que la principale manière de les préserver est de les mettre ensemble. Tant que nous écouterons seuls dans notre lieu les misères du monde ou ses joies, ou que nous crierons seuls nos misères et nos joies, nous écourterons nos mémoires et nous méconnaîtrons celles des autres.

La plus neutre de nos manifestations commencerait par un rappel de ces épidémies de la faim du monde, et les commémorations que nous célébrerons au cours du mois de mai 2008, à propos des esclavages qui ont frappé l’Afrique et les pays de la diaspora africaine, n’auront de sens que si nous convenons des propositions suivantes : chacun en a le pressentiment, nous ne les mettons jamais en commun.

Les catastrophes du monde sont d’autant plus exterminatrices qu’elles sont isolées, non connues, non durables dans le souvenir des peuples. Les mémoires vivantes des collectivités humaines, qui souvent s’opposent, se renforceraient à se rapprocher, dans le champ éclaté du Tout-monde. Il en est ainsi pour les mémoires des esclavages, quand elles sont ravivées par les descendants des esclaves : non seulement réveiller et préserver ce qui a été occulté ou obscurci de ces histoires, mais aussi préparer ce qui réunira et défendra les humanités, sur ces mêmes Plantations renouvelées. Commémorer l’abolition de ces esclavages : ouvrir sur le monde, les servitudes modernes, les oppressions clandestines ou spectaculaires. Commémorer l’abolition de ces esclavages : contribuer aux imaginaires des peuples du monde, des peuples dans le monde, qui déjà proposent une nouvelle conception de ce monde, par où on voit que les colonisations, les esclavages, les famines, les immigrations ont les mêmes causes, qui ne sont pas de mécanicité économique, mais d’une férocité d’exploitation sans pareille.
Commémorer l’abolition de ces esclavages : constater que l’Europe organise l’exploitation des pays africains (agriculture, pêche, produits naturels) et la répression sans délai ni merci des immigrations qui en sont la conséquence.

C’est ce que nous, (ce n’est pas là un nous communautariste), proclamerons tout ce mois de mai, et toute cette journée du 10 mai.





Tous les jours de mai
Par Edouard Glissant


« TOUS LES JOURS DE MAI SONT POSSIBLES, PUISQU’EN MAI 1848 LES ESCLAVES REVOLTES DES ANTILLES ONT IMPOSE LA DECLARATION PUBLIQUE DES DECRETS D’ABOLITION… »

Les débats devenus publics et terriblement contradictoires sur l’Histoire et la mémoire, sur les histoires, les mémoires (concevons-nous un devoir de mémoire, pouvons-nous réinterpréter sinon les faits du moins les théories de l’Histoire, pouvons-nous en dire ce que le poète Jules Monnerot affirmait de la sociologie : « les faits historiques ne sont pas des choses » ?), et les conclusions changeantes de ces débats, tendent à suggérer qu’en vrai, c’est-à-dire, au quotidien, nul n’attendrait le soutien d’une « mémoire de l’Histoire » pour vivre ou survivre, et que, dans les cas où cette mémoire aurait risqué de raviver des hantises ou des regrets ou des remords, l’individu ou la collectivité qui en aurait souffert pourrait à bon droit l’offusquer ou l’effacer, comme gênante ou paralysante.

Dans le langage des comédies, « le pain quotidien des peuples ne semble pas fait du levain des consciences mémorantes », surtout quand ces consciences examinent des offenses que nous avons perpétrées alentour : l’oubli « objective » en heureuse paix les événements qui étaient devenus gênants pour nous.

Ce nous-là relève d’une société sûre de son droit et de sa force. Aucune collectivité, disons aucune communauté, de cette espèce, n’attendrait un éclairage né de sa propre histoire pour perdurer, mais seulement une sorte de for-ce indistincte, disons même obscure, qui aurait résulté de cet éclairage ou qui en tiendrait lieu : cette collectivité saurait en tout cas élire instinctivement de son passé immédiat ou lointain ce qui lui convient et qui concourt à sa gloire ou pour le moins à son confort, ignorant délibérément ou inconsciemment ce qui aurait pu constituer pour elle une gêne ou entraîner des regrets ou soulever des remords.

Cette même collectivité se déclare ainsi le seul réel témoin qui à ses propres yeux compte, seule juge de ses actes, et elle affirme qu’on ne vit pas de regrets ou de remords, ce qui est vrai. L’oubli pour elle aura une fonction, à la fois de mémoire objectivée, d’idéologie aussi, en dehors de toute considération de droit : « A tort ou à raison, mon pays. » Les communautés contraintes n’ont pas de ces libertés.
Edouard Glissant
A LIRE :

“Les Entretiens de Baton-Rouge”, d'Edouard Glissant , avec Alexandre Leupin (Gallimard, avril 2008).

SUR LE NET :
L’institut du Tout-Monde, créé à l’initiative d’Edouard Glissant : http://tout-monde.com

10/05/2008

Un quart de bombe.

Ils sont 100 000, qu’une junte militaire condamne à mourir dans un golfe de Birmanie,
alors que tous veulent les sauver.
100 000. Soit un quart de bombe Baby pour le cyclone Nargis.

Pour plus que passer son temps

jetez-vous sur le blog Léo Scheer en particulier pour les livraisons M@nuscrits de la semaine.
Pour les apprentis écrivains ou auteurs, comme moi ça remet les pendules à l'heure.

Jetez-vous tout aussi violemment chez Gillou-le-Fou. Mais. Annotons avant 'son combat' Bon exercice. C'est là qu'est le ver.

07/05/2008

Tiens un concours de mots

http://text.sfrjeunehttp://text.sfrjeunestalents.fr/marathon-des-mots-2008/


Inventaire/invention du 6 mai

Inventaire/Invention

Paris, le 6 mai 2008

Chers Amis,

nous avons le plaisir de vous annoncer la mise en ligne de Ma Höch un texte inédit et une photographie de Liliane Giraudon. Ma Höch est le dix-neuvième portrait proposé par Liliane Giraudon dans sa série Biographies.

Nous vous invitons également à la prochaine Folie Inventaire/Invention. (Attention, la soirée initialement prévue le mardi 20 mai est reportée au mardi 27 mai)

Inventaire/Invention invite Rémi Checchetto et Albane Gellé à lire le mardi 27 mai, à 20h.

L'entrée est libre, dans la limite des 50 places disponibles. Il est conseillé de réserver.
redaction@inventaire-invention.com ou 01 42 40 33 21à Inventaire/Invention - Parc de La Villette, Paris
Folie du Canal N5, Inventaire/Invention le long du canal de l’Ourcq, face à la Géode
M°: Porte de Pantin ou Porte de la Villette. Plan disponible sur le site


Dans l'attente de vous recevoir, amicalement, La rédaction

I/I
Parc de la Villette
211, avenue Jean-Jaurès 75019 Paris
redaction@inventaire-invention.com


Inventaire/Invention pôle [multimédia] de création littéraire
bénéficie du soutien du Ministère de la culture et de la communication, du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis, du Conseil Régional d'Ile-de-France et du Parc de la Villette.


bulletin envoyé à 2580 abonnés.

03/05/2008

Comment se faire entendre ? Comment donner à entendre ? Comment être entendu ?

Chacun fait comme il veut, mais. Hélas, trois fois hélas, nous avons besoins de politique et triplement hélas, de femmes et d’hommes censés les promouvoir.

Dans un futur proche*, la politique quittera sa vielle méthodes de profession de foi, de préprogrammes, d’encyclopédie du social-capitaliste-vertueux pour s’organiser autour de scénarios pouvant glisser de l’un vers l’autre, de l’un à l’autre. Sarko tome 1, puis tome 2, tome 3 tome …La politique Sarkumas père et fils fouettant leurs nègres. Mais.

Pour les auteurs, voir écrivains, c’est la manne qu’il ne faut pas manquer. Donc. Pour nous, L’école du scénario et du du théâtre.

Comment se faire entendre ? Comment donner à entendre ? Comment être entendu ?

Et ça tombe bien, A Caen, ville Philosophique depuis quelques temps, du 7 mai au 7 juin 2007 c’est le XIème Festival des Ecritures Contemporaines

ECRIRE ET METTRE EN SCENE AUJOURD’HUI - Les dramaturgies néerlandaises contemporaines

Le Panta-Théâtre, équipe de création théâtrale


XIème édition du FESTIVAL « Ecrire et Mettre en Scène Aujourd’hui » consacrée cette année aux dramaturgies néerlandaises contemporaines
Cette manifestation créée il y a 11 ans a trouvé progressivement sa forme et sa place pour devenir, aujourd’hui, un des temps forts et incontournables du projet artistique du Panta Théâtre.
Ainsi, des auteurs, des metteurs en scène, des traducteurs et des comédiens sont invités à se rencontrer et partager un moment privilégié d’échanges et de réflexions sur les écritures contemporaines, poursuivant tout le travail mené au cours de la saison (scènes de lecture, rencontres et venues d’auteurs, carte blanche, centre de documentation rassemblant manuscrits et textes édités, commande d’écriture, comité de lecture, édition et création de textes contemporains).
Le Festival se veut un lieu de recherche et de liberté. Pour les auteurs comme pour les metteurs en scène, il est l’occasion de confronter l’écriture au plateau et au jeu des acteurs et de réinventer ensemble une pratique du théâtre sensible aux problématiques de notre temps.
Durant tout ce mois, le travail est ouvert au public. Les spectateurs intéressés peuvent suivre et accompagner ce chantier.

The Maison Antoine Vitez
Fondée en 1990, la Maison Antoine Vitez, Centre International de la Traduction Théâtrale, s’est donnée pour mission la promotion et la diffusion de la traduction théâtrale sur le plan national et international, la protection des droits et de la place du traducteur de théâtre. Pour assurer la découverte et la diffusion des dramaturgies étrangères, elle attribue des aides à la traduction dans le cadre d’un programme annuel et pour des manifestations publiques auxquelles elle participe. Elle collabore avec des maisons d’éditions pour la publication de pièces étrangères et d’ouvrages thématiques (auteur, pays, époque…), anime un site internet – ressources, publie un bulletin trimestriel d’informations « Correspondance », organise des lectures, des rencontres – ateliers de traduction et contribue à des programmes nationaux et internationaux
pour le recensement d’oeuvres dramatiques françaises et étrangères.

Découvrir
Un autre théâtre, un théâtre étranger, inconnu, inédit, inexploré, une passion pour un auteur, pour une pièce, une envie de transmettre cette passion aux hommes de théâtre sont autant de mobiles qui poussent un traducteur de théâtre à se lancer dans la traduction d'une pièce, parfois sans contrat, sans commande.

Traduire
" Il faut tout traduire " disait Antoine Vitez. Devant l'immensité de la tâche et le retard en France, la Maison Antoine Vitez a réuni en Comités Littéraires par langue, des traducteurs de théâtre, des metteurs en scène et des comédiens bilingues. Chaque Comité définit une liste de pièces. Depuis 1991, plus de 200 pièces ont été traduites, 90 publiées et 30 mises en scène.

Diffuser
Faire connaître une pièce encore inédite, c'est la faire entendre, la lire, l'écouter, la jouer. La Maison Antoine Vitez organise régulièrement des lectures publiques dans les festivals, les théâtres ou à la radio.
Réunir les traducteurs de théâtre et leurs partenaires, les encourager dans la recherche de pièces inédites et les aider à les faire découvrir, faire reconnaître le métier de traducteur de théâtre : autant de briques qui feront peut-être un jour de la Maison Antoine Vitez une " Tour de Babel " théâtrale.


L’écriture théâtrale néerlandaise
Le metteur en scène Theu Boermans constatait déjà en 1996 que « Le théâtre […] devenu introspectif dans le fond et dans la forme n’a plus le pouvoir de refléter une société complexe et en rapide évolution. Le prima du metteur en scène connaît sa dernière heure et le théâtre dirige prudemment son regard vers l’auteur, qui à son tour réapprend lentement à lui faire confiance. Au début du nouveau millénaire, alors que l’unification de l’Europe devient une réalité et que les Pays-Bas traversent une nouvelle crise autour du débat sur l’islam, l’écriture théâtrale est surtout stimulée par le besoin d’exprimer une identité (culturelle). Le public veut dans cette période troublée se reconnaître dans les
histoires et pouvoir s’identifier à un contexte européen plus large à travers ce qu’il voit au théâtre, tout en gardant heureusement un oeil sur les changements de société1 ».
Le paysage théâtral néerlandais d’avant les années 80 était marqué par un manque de tradition dans l’écriture, et donc la production d’auteurs étrangers ou de classiques était la règle. Une évolution se fait sentir dans les années 80-90. De plus en plus de textes de théâtre néerlandais sont écrits et mis en scène ces dernières années.
En premier lieu, le théâtre néerlandais était connu comme étant un théâtre de metteur en scène, où il jouissait d’une grande liberté dans l’interprétation des textes, qui étaient souvent écrits pas des metteurs en scène seuls ou en collaboration étroite avec un auteur. On peut citer par exemple Marijke Schermer qui est auteure et a sa propre compagnie. Elle met en scène ses propres textes, ce qui lui permet de donner précisément forme à ce qu’elle veut souligner dans ses textes engagés.
Une tradition remarquable s’est développée dans les années 90 aux Pays-Bas, celle des collectifs : très régulièrement des textes sont écrits et mis en scène collectivement. Dood Paard est une des compagnies de théâtre contemporain qui continue de travailler sur ce mode. Un bon exemple de ce type d’écriture est celle de Rob de Graaf, qui ne commence jamais à écrire un texte sans connaître au préalable les acteurs et le metteur en scène.

La dernière décennie voit un nombre croissant de textes écrits de façon autonome, ce phénomène est accentué par la création dans les années 90 de la première formation d’écriture théâtrale à Utrecht. Les auteurs qui ont suivi ce cursus partent de la nécessité de faire voir le jour à leurs idées à travers l’expression théâtrale. Les auteurs les plus reconnus en la matière sont Esther Gerritsen et Lot Vekemans, dont les pièces sont très régulièrement jouées aux Pays-Bas et ont aussi trouvé leur chemin vers l’étranger. Ces deux auteurs n’écrivent pas exclusivement pour les
adultes, mais aussi pour la jeunesse, car aux Pays-Bas, il n’y a pas de différence de statut entre ces deux domaines.

Existe-t-il une véritable écriture dramatique néerlandaise ?
Il est notable qu’aux Pays-Bas, on écrit relativement peu de pièces bien construites. Surtout dans les petites salles, la préférence est donnée à des textes ayant une structure dramaturgique ouverte, sans personnages bien définis ou récit très construit. Ces pièces portent plutôt sur les relations entre les hommes, sur l’incapacité à communiquer et sur la langue comme vecteur de malentendus.
Le style des dramaturges néerlandais se caractérise, lui aussi, par une très grande liberté. Le langage littéraire est peu utilisé dans les théâtres néerlandais. Le plus souvent, les auteurs manient un langage très courant : des phrases courtes, souvent inachevées, qui pourraient être entendues à la ville comme dans les campagnes. Le proverbe néerlandais qui dit que l’on n’est jamais assez normal, dévoilant ainsi peut être l’essence même de l’âme néerlandaise, s’applique également à l’art dramatique.
Des thèmes connus de la littérature théâtrale néerlandophone sont la famille et la cellule familiale, en tant que représentation de la société et moyen d’avoir prise sur un monde déstabilisant. L’auteure la plus frappante dans ce domaine est Maria Goos ( Cloaca, Familie ,De geschiedenis van de familie Avenier).
Le nombre de textes théâtraux dotés d’une connotation politique augmente depuis 2001. Aux côtés de Don Duyns (Paars) et d’Abdelkader Benali (Yasser), les jeunes auteurs tels que Marijke Schermer ( Brodders in Arm et De Claim ) et Eric de Vroedt (Mightysociety) représentent de nouvelles voix réagissant de façon aiguisée au monde qui nous entoure.
Remerciement à Pieter Bots

1 Traduction libre de : Theu Boermans, ‘De reactionair als werkelijke revolutionair. Een statement’, in: Karin van Herwijnen
(redactie): Terugblik Het Theaterfestival 1996. Amsterdam: Stichting Het Theaterfestival, 1996, p.87.

Comment se faire entendre ? / Comment donner à entendre ? / Comment être entendu ?

Cette année, le Panta Théâtre a décidé de consacrer sa manifestation "Ecrire et mettre en scène,
Aujourd’hui" à la dramaturgie néerlandaise et a proposé à la Maison Antoine Vitez de se joindre à lui pour cet événement. Ensemble, nous avons choisi de présenter trois ou quatre textes qui, chacun à leur manière, portent un éclairage différent sur l'écriture théâtrale des Pays Bas, aujourd'hui.

suite dessous.

la suite? Comment se faire entendre ? Comment donner à entendre ? Comment être entendu ? suite.

Le nouveau blog 20 minutes limite la longueur du texte. Donc la suite.

De nouvelles voix à entendre :
De Marijke Schermer, avec Le couple Alpha
De Rob de Graaf, avec Paix
De Lot Vekemans, avec Soeur de et Au routier du coin

Comment se faire entendre quand l'autre ne veut pas vous entendre ? Comment, au théâtre, donner à entendre l'autre pays, l'autre culture, l'autre Histoire ?

Donner à entendre, qui est au coeur du travail de chaque écrivain de théâtre, c'est aussi l'enjeu de la traduction théâtrale, le pari, le but à atteindre que doit se donner chaque traducteur.

C'est en quoi ces trois chantiers auxquels le Panta Théâtre a convié la Maison Antoine Vitez sont si précieux dans le processus de traduction.
La traduction théâtrale est faite "pour" le plateau, alors le mieux, c'est encore de la faire "par" le plateau.

Par la confrontation de la traduction avec le jeu, par l'enrichissement né de la collaboration directe avec les acteurs, le metteur en scène et l'auteur, la traduction va pouvoir acquérir sa spécificité théâtrale au plus proche de ce qu'a voulu l'auteur dans sa langue.

La Maison Antoine Vitez n'a pas voulu se priver du plaisir de travailler avec le Panta Théâtre autour d'une expérience si enrichissante pour tous les "acteurs", au sens large du terme, de la scène, pour tenter de répondre à trois des questions inhérentes à toute forme de création :

Comment se faire entendre ? Comment donner à entendre ? Comment être entendu ?

Contact presse
Sandrine Wagner-Lesnard / 02 31 85 15 07
2 4 R u e d e B r e t a g n e 1 4 0 0 0 C A E N Tél : 00 33 (0)2 31 85 15 07 Fax : 00 33 (0)2 31 85 62 00
pantatheatre@yahoo.fr N° Siret : 326 015 286 000 23 N ° A . P . E : 9 2 3 A

28/04/2008

Il était imbitable, jusqu'au jour ou il avoua.

Jean Echenoz avoua au monde des critiques, lors d'une conférence donnée à La Maison française de New York. (février 2008)

"Tant mieux si mes romans font sourire. Mais mon objectif avant tout est de construire une sorte de mathématique tordue de la phrase."

Et là les critiques furent sciés

23/04/2008

Préceptes du Dalaï-Lama - Esprit-

Si notre état d'esprit est pauvre et notre capacité limité, comment peut-on combler les attentes des autres? Avoir envie de les aider ne suffit pas. En premier lieu, nous devons nous entraîner à mieux percevoir leurs aspirations et, pour ce faire, éliminer tous les défauts qui nous empêchent de voir les choses telles quelles sont.

Heureusement il n'y a pas que la lecture!

Valérie Mréjen, "La place de la concorde" au Jeu de Paume (Paris), le 15/06. Plasticienne, photographe, écrivain, Valérie Mréjen explore les multiples possibilités du langage, par des histoires courtes et familières puisées dans le réel et dans son quotidien. 01-47-03-12-50 - www.jeudepaume.org

15/04/2008

le roman d'Alexandrie on line. Elle avait grandi

Bonjour,

Nous vous proposons de découvrir aujourd'hui un nouvel ouvrage inédit que vous pouvez consulter librement à l'adresse ci-dessous :

http://www.alexandrie.org/resum.php?lid=276

Titre : Elle avait grandi

Auteur : Yves BRARD

Catégorie : Roman

Présentation : « Après vingt ans de mariage, on ne compte plus, on se dit que c’est pour toujours. Brigitte et Bertrand incarnent, aux yeux des autres, un couple exemplaire. Consultant en vue, il brille en société alors qu'elle est devenue, par la force des choses, la femme de… Et soudain, l’équilibre est rompu. Elle, l’autre, celle qu’il a vu naître et grandir, devenue femme, vient brouiller les cartes. Ils se regardent tout à coup différemment et embarquent pour une croisade d’amour qui fait vaciller des vies dont les fondations semblaient indestructibles. En passant d'un regard à l'autre, tour à tour Elle(s) et Lui, l’auteur nous invite à vivre cette passion de l'intérieur, un chemin chaotique où le désir exacerbé est omniprésent, où les cœurs s'écorchent aux pierres coupantes de la jalousie, où les mots caressent ou cinglent alternativement, où chacun erre à la recherche du sens de sa vie… »

Attention : Cet ouvrage contient des passages littéraires dit « sensibles », à caractère érotique, pouvant heurter la sensibilité des jeunes lecteurs.


L'auteur : « Yves Brard est né en 1956. Il vit dans le Val d'Oise, est marié et a deux enfants. Il est actuellement cadre dirigeant en charge des ressources humaines dans un grand groupe français. Les livres sont pour lui une passion en tant qu'objet mais surtout pour ce qu'ils lui apportent. Quant à l'écriture, elle est un prolongement naturel de son activité mais aussi un besoin personnel... »

Toute l'équipe d'Alexandrie vous souhaite une excellente lecture !

Ce soir à la Vilette , c'est P.N.A. Handschin.

14 avr. (il y a 14 heures)


Inventaire/Invention - Paris, le 14 avril 2008

Au tout début était la lecture,



Chers Amis, (c'est toujours nous)

Nous vous annonçons la mise en ligne cette semaine du premier épisode de Ma vie, un texte de P.N.A. Handschin.

Par ailleurs, nous serions heureux de vous compter parmi nous aujourd'hui mardi, à la prochaine Folie Inventaire/Invention


Inventaire/Invention invite Philippe Adam et Philippe Guéguen à lire le mardi 15 avril, à 20h.

L'entrée est libre.


redaction@inventaire-invention.com ou 01 42 40 33 21 à la Folie N5
- Inventaire/Invention - Parc de La Villette, Paris - le long du canal de l’Ourcq, face à la Géode

M°: Porte de Pantin ou Porte de la Villette. Plan disponible sur le site

bien amicalement,

La rédaction

14/04/2008

introduction au 'vrai' SLAM

Le Dansoir, Karine Saporta, sur le parvis de la BnF, Paris.

Mercredi 16 avr., à 20h, soirée partagée "Corps à Corde, soli de Corps, soli de Corde".

Des voix dans les cordes, introduction au slam engagé,

kaléidoscope d’images de femmes et ses mots…

01 44 24 80 65.
dansoir@karinesaporta.com
ledansoir.saporta -danse.com/

Tiens un nouveau prix littéraire!

Le prix de l’essai de la revue des deux mondes = 10 000 balles.

Faudra vous y faire aux époques! Vers la mi juillet, ce sont les bombes atomiques, surtout Nagasaki, et juste avant la colonisation et ses balles.

Premier point et pas des moindres, la plus ancienne revue d’Europe 1829, ‘xusez du peu, la revue des deux mondes, va bientôt être diffusée sur la toile de nos amours. 180 années d’archives seront consultables sur le site refondu pour le larron a qui est destinée cette occasion. Parce que la consultation est à deux vitesses, une toute en gratuité, l’autre aux trois tiers payants, sous abonnement, pièces jaunes difficilement négociables. Mais pour la nouvelle mouture de la revue des deux mondes qui affirme bien son nouveau patronyme, le prix dont on cause est doté de 10 000 euros et sera décerné à un ouvrage cumulant qualités littéraires, pertinence dans le débat d’idées, et lien affirmé du passé avec le présent.

Donc c’est ici que ça se passe.

www.revuedesdeuxmondes.fr


Le premier prix est attribvé à ......... réponse le 14 mai 2008. J'ai bien écris 2008.

il n'y a pas de mal a organiser son buzz. Pour le prix 2008 c'est plié.

11/04/2008

L'internet n’est pas l'ennemi des libraires

C’est le patron de Chapitre.com qui le dit.

Et c’est donc Juan Pirlot de Corbion, le patron qui l’affirme à Estelle Dumout de ZDnet.fr

Et ce n’est pas vrai. Le livre papier, littérature de fiction, Essais, restera toujours un lien physique avec l’auteur et le libraire. Et ce quidam le sait bien. Aussi il fait un coup marketing, se faisant passer pour le grand anticipateur à la Dali, surtout dans la mollesse des montres, dans un seul but, doper ses ventes mollasses en fragilisant les libraires qui vivent aussi, c’est leur plus grandes ventes et leur survie, de feuilles pipoles. Et les ventes pipoles seront les premières à n’être diffusée que par le net moins ultra. Rentabilité Lagardère et Ernest-Antoine Seillière, lalère-bis obligent. Sauf que sans la distribution de pipoles pas de distribution de fictions et d'essais. Donc.
C'est pas beau de mentir m,sieur Pirlot.

Aussi clavier aux doigts rire de ceux que de leur déclamations sont martyrs reste le roi des plaisirs (Emmanuel Chabrier à peu près) Mais !


Shadoké sur ZDnet Voici la belle Estelellle.

Estelle Dumout, publié le 14 mars 2008

Stratégie - A l’occasion du Salon du Livre, ZDNet.fr fait le point sur la stratégie de Chapitre.com, un des acteurs historiques de la vente en ligne d’ouvrages. Une petite société qui voit grand, depuis que Bertelsmann a pris 49,5% de son capital l’an dernier.


ZDNet.fr via la belle Estelle - Rappelez-nous le cheminement de Chapitre.com...

Juan Pirlot de Corbion : Notre activité de e-commerce a commencé en1998 avec 450 000 références de livres neufs. Puis nous avons eu l'idée d'intégrer les stocks des bouquinistes directement sur le site et à partir de là, notre activité a réellement décollé. C'est en proposant ce que les internautes ne trouvaient pas dans la distribution classique que nous avons réussi à nous démarquer. Au départ, nous pensions que les livres anciens ou épuisés ne représenteraient que 5 % de notre chiffre d'affaires, mais en 2003, 75 % de notre activité reposait là-dessus.

Où en êtes-vous aujourd'hui ?
En 2007, nous avons réalisé un chiffre d'affaires de 14,6 millions d'euros. Nous recensons un réseau de 3000 bouquinistes, et proposons un catalogue de 20 millions de références : livres neufs, anciens ou épuisés. De plus, nous avons développé des plates-formes de e-commerce en marque blanche, pour le site de la Fnac ou encore de Gibert Jeunes. En 2007, nous avons réalisé un chiffre d'affaires de 14,6 millions d'euros.

Pourquoi avoir cédé 49,5 % de votre capital à Bertelsmann (*) ?
En France, 96 % des gens achètent toujours des livres en magasins, contre 4 % sur internet. En Allemagne et au Royaume-Uni, les ventes en ligne représentent 10 %. Il nous fallait répondre à une question essentielle : comment toucher la vaste proportion de gens qui n'achètent toujours pas en ligne ? Nous avons commencé par ouvrir un service de commande à destination des libraires. Puis nous nous sommes dits qu'il fallait toucher plus directement les clients. Nous sommes donc allés voir DirectGroup, qui revendique 4,5 millions d'adhérents adeptes de l'achat à distance via France Loisirs, et dispose d'un réseau de 70 librairies.

N'y a-t-il pas un choc des cultures entre Chapitre.com et France Loisirs ?
On peut penser qu'il y a effectivement une inadéquation entre le profil un peu intello de Chapitre.com et la cible plus grand public de France Loisirs. Mais tout se passe très bien, parce qu'en tant que professionnels du livre, ils se sont rendus compte qu'internet devenait une partie importante de l'activité. Par ailleurs, ils disposent d'une culture de la vente à distance bien plus forte que la nôtre. Par exemple, nous avons un moteur de recherche complémentaire de celui de France Loisirs, qui pointe sur notre site pour certaines références, et cela nous apporte jusqu'à 10 % de notre trafic. Chapitre.com est donc amené à changer, on devient un peu plus grand public qu'avant.
(*) via sa filiale DirectGroup en France

Comment allez vous décliner une stratégie commune ?
L'objectif est de construire une grande marque pour communiquer nationalement. Tout d'abord, toutes les librairies du réseau vont désormais prendre la marque Chapitre.com. A ma connaissance, c'est un des seuls cas où une marque de l'internet donne son nom à réseau physique de distribution qui existait déjà. A partir de là, nous allons développer notre stratégie multicanal, avec un objectif : montrer aux libraires que l'internet n'est pas un ennemi, qu'ils peuvent utiliser les services du e-commerce à leur profit.
Fin mars, nous allons lancer une carte de fidélité commune au site et au réseau de librairies. Concrètement, cela va permettre au libraire d'avoir une relation plus forte avec ses clients, puisque l'objectif est de faire bénéficier au réseau de détail toute la compétence de France Loisirs. Par exemple, puisqu'il pourra désormais avoir l'adresse e-mail des clients, le libraire pourra organiser sa communication très ciblée pour les faire venir dans son magasin.
Ensuite, nous allons poursuivre dans la logique « ce qui ne se trouve pas en magasin se trouve sur le site ». Nous allons bientôt mettre en place des points relais dans les librairies, pour les internautes qui préfèrent venir retirer leur commande. Et d'ici la fin de l'année, les vendeurs pourront commander directement des références pour leurs clients depuis les magasins, via un système de bornes électroniques.

Verra-t-on un jour une offre de livres dématérialisés sur Chapitre.com ?
Nous sommes très attentif à ce domaine : avec l'accord que nous venons de signer avec l'Institut de l'information scientifique et technique (Inist), la grande bibliothèque scientifique du CNRS, nous sommes à un fil du téléchargement numérique. Pour l'instant, notre offre ne propose que la reproduction sur papier d'articles de revues. Mais dès que le secteur aura trouvé le moyen de protéger les contenus, nous pourrons franchir le pas, dans certains domaines.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu