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03/07/2008

La loi Hottodafé de Nicolas Sarkozy.

proposé par martingrall,

Epoque de soldes politiques.
Chacun veut sa tête de piaf dans la boîte à belle zimages !
Ne vous pressez pas, on ne sait jamais. Depuis que les balles à blanc deviennent de méchantes abeilles cuivrées, des lasers peuvent sortir des caméras.
« Fixez bien la loupiote rouge. Et Zigg. Un éclair bleu France. Un siège vide, et on revote à saint Célestin, ce dimanche bien loin de Pentecôte.
Mais tant qu’ils ne sont pas seuls à être concernés par la valse des étiquettes, la démocratie se porte bien.

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Mais, donc Sarko n’aura pas attendu de recevoir la gifle de l’Union européenne sur la liberté cadenassée du net, censure imself, ni l’interdiction de faire payer par les français le profit des ses potes, Hodapi et télé sans pub, de devenir patron des seules informations que doivent retenir les français, ce jourd’hui Nicolas s’attaque à l’industrie du livre, en installant la loi hotodafé.
Et c’est con, j attendais avec impatience et fièvre le dernier de Christine Angot pour en parler à la Gibson lors de nos rencontres illicites devant la machine à dafé, et H-otto postminger veut pas.

Je suis très ennuyé cependant, pas plus tard qu’hier, m’Dame la ministre de la culture nous gratifiait d’un très carnassier sourire lors de la présentation du livre numérique, qui allait tout régler dans l’édition et la lecture du livre. Et, là, sans la prévenir, donc la prenant par surprise, cinq députés sans doute perdus dans le peloton de la grande boucle qui démarre tantôt, lance un ‘’Haro sur le livre’’ grand mangeur de bois. Parce que pour ces portes-bois, à défaut de porter la plume mont blanc du Président de la raie publique, tout doit être fait pour éviter la déforestation. Surtout les arbres. Les persistants et les caduques on peut mais pas les arbres.

Alors pour conserver à la France son bel et bon végétatif tapissant, supprimons tous les éditeurs refusant la bannière Lagardère. En les frappant là ou ça fait mal, aux males, la bourse. Et je ne dis pas que chez les éditrices, il reste une ouverture. Tiens sur BMF ou BFM ils lancent un grand concours pour devenir chroniqueur économiste. Donc, pas de picaillon, pas d’édition, pas d’avances pour l’auteur, pas d’auteurs, donc pas d’invendus chez les libraires. Bien sur cela ne concerne que le livre, moins de 10% d’invendus, pour les périodiques 50% d’invendus avec plein d’encre sales et en technicolor, on a le temps. Seul élément de la chaîne devant être confirmés, la grande distribution accordée à Lagardère une et celle de l’Antoine pas Gallimard bien trop consciencieux, mais Sellière Ernest, deux.

Mais essayons d’apporter notre positive contribution par un constat. Après Mes 68, Sarko s’attaque à François et quoi de plus signifiant que de s’attaquer à ce que François Mitterrand avait de plus beau, sa passion des livres. Et dont l’immense culture, savourons au passage, en fit bafouiller Jean D’O. Grand moment de télé. Bisous Gillou. Surtout François bien au fait des libraires, ses seuls vrais amis, avait mandé à Jacobus Lang une loi définissant un prix unique du livre, 5% de remise maxi, protégeant, non pas ses amis, nous avions gabellement de quoi les mettre à l’abri du besoin, mais l’universalité de la lecture et en tout premier lieu la liberté de lire d’apprendre et de savoir. Et sans Angot qui va m’apprendre à bien me tenir devant les dames. Et m’zelle Gibson qui piaffe. Et Gerhard Schröder revendique toujours l’impertinence obligatoire des auteurs – éditeurs-libraires comme fer de lance de l’innovation. Lui reste quelques 250 milliards d’euros d’excédents commerciaux annuels, de quoi beurrer toute la Bavière d’arbres en argent massif.

Mais en dehors de nos députés éludeurs, qu’en est-il ?

Le prix unique du livre fait vivre pas moins de 40% des libraires, 100% des indépendants, et 90% des auteurs, une paille, que p’tit Nicolas veut nous enlever de l’œil, pour mieux le voir, même, et surtout si la moitié des pays de l’union européenne ont copié et appliquent la loi de Jacobus. Et il doit y avoir une raison. Mince ou conséquente, mais raison gardons, d’autant que les requins sont en voie de disparition. Et puis c’est beau un gardon lorsqu’il dépose ses œufs en se frottant sur l’herbier de la rivière. Et trois semaines plus tard des petits poissons font des livres qui se mettent et se placent dans les librairies ou ils attendent avec impatience le client qui sera attendri par ses allers et venues et son sort. Et gare au temps qui passe sur le carborundum des gares, si la belle ne parvient pas à séduire le chaland, elle est mise au rebut au fond de l’impasse, à faire des passes et remplacements. Et si au bout de deux petits mois pas de client d’impasse attendris, au moins trois milles, c’est le retour au pays et la honte du pilon. Il est difficile de déterminer la durée de vie moyenne d'un livre. Ce qui est sûr, c'est que son temps de décollage est de plus en plus court. On sait si c'est un succès au bout de 3 à 5 semaines. Précise le rédacteur en chef adjoint de Livres Hebdo, Fabrice Piault. Mais surtout les petits éditeurs enfin les éditeurs non institutionnels, chacun a son égo, sont les véritables dénicheurs de talents et les seuls découvreurs des génies de l’écriture, et des lecteurs qui vont avec. Donc dans la France de la réforme Sarkozyste, celle qui fait bœufs de vaches stériles, pour sauver le livre et tout ce qui va avec, « Haro sur les députés »

 
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