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03/05/2008

Comment se faire entendre ? Comment donner à entendre ? Comment être entendu ?

Chacun fait comme il veut, mais. Hélas, trois fois hélas, nous avons besoins de politique et triplement hélas, de femmes et d’hommes censés les promouvoir.

Dans un futur proche*, la politique quittera sa vielle méthodes de profession de foi, de préprogrammes, d’encyclopédie du social-capitaliste-vertueux pour s’organiser autour de scénarios pouvant glisser de l’un vers l’autre, de l’un à l’autre. Sarko tome 1, puis tome 2, tome 3 tome …La politique Sarkumas père et fils fouettant leurs nègres. Mais.

Pour les auteurs, voir écrivains, c’est la manne qu’il ne faut pas manquer. Donc. Pour nous, L’école du scénario et du du théâtre.

Comment se faire entendre ? Comment donner à entendre ? Comment être entendu ?

Et ça tombe bien, A Caen, ville Philosophique depuis quelques temps, du 7 mai au 7 juin 2007 c’est le XIème Festival des Ecritures Contemporaines

ECRIRE ET METTRE EN SCENE AUJOURD’HUI - Les dramaturgies néerlandaises contemporaines

Le Panta-Théâtre, équipe de création théâtrale


XIème édition du FESTIVAL « Ecrire et Mettre en Scène Aujourd’hui » consacrée cette année aux dramaturgies néerlandaises contemporaines
Cette manifestation créée il y a 11 ans a trouvé progressivement sa forme et sa place pour devenir, aujourd’hui, un des temps forts et incontournables du projet artistique du Panta Théâtre.
Ainsi, des auteurs, des metteurs en scène, des traducteurs et des comédiens sont invités à se rencontrer et partager un moment privilégié d’échanges et de réflexions sur les écritures contemporaines, poursuivant tout le travail mené au cours de la saison (scènes de lecture, rencontres et venues d’auteurs, carte blanche, centre de documentation rassemblant manuscrits et textes édités, commande d’écriture, comité de lecture, édition et création de textes contemporains).
Le Festival se veut un lieu de recherche et de liberté. Pour les auteurs comme pour les metteurs en scène, il est l’occasion de confronter l’écriture au plateau et au jeu des acteurs et de réinventer ensemble une pratique du théâtre sensible aux problématiques de notre temps.
Durant tout ce mois, le travail est ouvert au public. Les spectateurs intéressés peuvent suivre et accompagner ce chantier.

The Maison Antoine Vitez
Fondée en 1990, la Maison Antoine Vitez, Centre International de la Traduction Théâtrale, s’est donnée pour mission la promotion et la diffusion de la traduction théâtrale sur le plan national et international, la protection des droits et de la place du traducteur de théâtre. Pour assurer la découverte et la diffusion des dramaturgies étrangères, elle attribue des aides à la traduction dans le cadre d’un programme annuel et pour des manifestations publiques auxquelles elle participe. Elle collabore avec des maisons d’éditions pour la publication de pièces étrangères et d’ouvrages thématiques (auteur, pays, époque…), anime un site internet – ressources, publie un bulletin trimestriel d’informations « Correspondance », organise des lectures, des rencontres – ateliers de traduction et contribue à des programmes nationaux et internationaux
pour le recensement d’oeuvres dramatiques françaises et étrangères.

Découvrir
Un autre théâtre, un théâtre étranger, inconnu, inédit, inexploré, une passion pour un auteur, pour une pièce, une envie de transmettre cette passion aux hommes de théâtre sont autant de mobiles qui poussent un traducteur de théâtre à se lancer dans la traduction d'une pièce, parfois sans contrat, sans commande.

Traduire
" Il faut tout traduire " disait Antoine Vitez. Devant l'immensité de la tâche et le retard en France, la Maison Antoine Vitez a réuni en Comités Littéraires par langue, des traducteurs de théâtre, des metteurs en scène et des comédiens bilingues. Chaque Comité définit une liste de pièces. Depuis 1991, plus de 200 pièces ont été traduites, 90 publiées et 30 mises en scène.

Diffuser
Faire connaître une pièce encore inédite, c'est la faire entendre, la lire, l'écouter, la jouer. La Maison Antoine Vitez organise régulièrement des lectures publiques dans les festivals, les théâtres ou à la radio.
Réunir les traducteurs de théâtre et leurs partenaires, les encourager dans la recherche de pièces inédites et les aider à les faire découvrir, faire reconnaître le métier de traducteur de théâtre : autant de briques qui feront peut-être un jour de la Maison Antoine Vitez une " Tour de Babel " théâtrale.


L’écriture théâtrale néerlandaise
Le metteur en scène Theu Boermans constatait déjà en 1996 que « Le théâtre […] devenu introspectif dans le fond et dans la forme n’a plus le pouvoir de refléter une société complexe et en rapide évolution. Le prima du metteur en scène connaît sa dernière heure et le théâtre dirige prudemment son regard vers l’auteur, qui à son tour réapprend lentement à lui faire confiance. Au début du nouveau millénaire, alors que l’unification de l’Europe devient une réalité et que les Pays-Bas traversent une nouvelle crise autour du débat sur l’islam, l’écriture théâtrale est surtout stimulée par le besoin d’exprimer une identité (culturelle). Le public veut dans cette période troublée se reconnaître dans les
histoires et pouvoir s’identifier à un contexte européen plus large à travers ce qu’il voit au théâtre, tout en gardant heureusement un oeil sur les changements de société1 ».
Le paysage théâtral néerlandais d’avant les années 80 était marqué par un manque de tradition dans l’écriture, et donc la production d’auteurs étrangers ou de classiques était la règle. Une évolution se fait sentir dans les années 80-90. De plus en plus de textes de théâtre néerlandais sont écrits et mis en scène ces dernières années.
En premier lieu, le théâtre néerlandais était connu comme étant un théâtre de metteur en scène, où il jouissait d’une grande liberté dans l’interprétation des textes, qui étaient souvent écrits pas des metteurs en scène seuls ou en collaboration étroite avec un auteur. On peut citer par exemple Marijke Schermer qui est auteure et a sa propre compagnie. Elle met en scène ses propres textes, ce qui lui permet de donner précisément forme à ce qu’elle veut souligner dans ses textes engagés.
Une tradition remarquable s’est développée dans les années 90 aux Pays-Bas, celle des collectifs : très régulièrement des textes sont écrits et mis en scène collectivement. Dood Paard est une des compagnies de théâtre contemporain qui continue de travailler sur ce mode. Un bon exemple de ce type d’écriture est celle de Rob de Graaf, qui ne commence jamais à écrire un texte sans connaître au préalable les acteurs et le metteur en scène.

La dernière décennie voit un nombre croissant de textes écrits de façon autonome, ce phénomène est accentué par la création dans les années 90 de la première formation d’écriture théâtrale à Utrecht. Les auteurs qui ont suivi ce cursus partent de la nécessité de faire voir le jour à leurs idées à travers l’expression théâtrale. Les auteurs les plus reconnus en la matière sont Esther Gerritsen et Lot Vekemans, dont les pièces sont très régulièrement jouées aux Pays-Bas et ont aussi trouvé leur chemin vers l’étranger. Ces deux auteurs n’écrivent pas exclusivement pour les
adultes, mais aussi pour la jeunesse, car aux Pays-Bas, il n’y a pas de différence de statut entre ces deux domaines.

Existe-t-il une véritable écriture dramatique néerlandaise ?
Il est notable qu’aux Pays-Bas, on écrit relativement peu de pièces bien construites. Surtout dans les petites salles, la préférence est donnée à des textes ayant une structure dramaturgique ouverte, sans personnages bien définis ou récit très construit. Ces pièces portent plutôt sur les relations entre les hommes, sur l’incapacité à communiquer et sur la langue comme vecteur de malentendus.
Le style des dramaturges néerlandais se caractérise, lui aussi, par une très grande liberté. Le langage littéraire est peu utilisé dans les théâtres néerlandais. Le plus souvent, les auteurs manient un langage très courant : des phrases courtes, souvent inachevées, qui pourraient être entendues à la ville comme dans les campagnes. Le proverbe néerlandais qui dit que l’on n’est jamais assez normal, dévoilant ainsi peut être l’essence même de l’âme néerlandaise, s’applique également à l’art dramatique.
Des thèmes connus de la littérature théâtrale néerlandophone sont la famille et la cellule familiale, en tant que représentation de la société et moyen d’avoir prise sur un monde déstabilisant. L’auteure la plus frappante dans ce domaine est Maria Goos ( Cloaca, Familie ,De geschiedenis van de familie Avenier).
Le nombre de textes théâtraux dotés d’une connotation politique augmente depuis 2001. Aux côtés de Don Duyns (Paars) et d’Abdelkader Benali (Yasser), les jeunes auteurs tels que Marijke Schermer ( Brodders in Arm et De Claim ) et Eric de Vroedt (Mightysociety) représentent de nouvelles voix réagissant de façon aiguisée au monde qui nous entoure.
Remerciement à Pieter Bots

1 Traduction libre de : Theu Boermans, ‘De reactionair als werkelijke revolutionair. Een statement’, in: Karin van Herwijnen
(redactie): Terugblik Het Theaterfestival 1996. Amsterdam: Stichting Het Theaterfestival, 1996, p.87.

Comment se faire entendre ? / Comment donner à entendre ? / Comment être entendu ?

Cette année, le Panta Théâtre a décidé de consacrer sa manifestation "Ecrire et mettre en scène,
Aujourd’hui" à la dramaturgie néerlandaise et a proposé à la Maison Antoine Vitez de se joindre à lui pour cet événement. Ensemble, nous avons choisi de présenter trois ou quatre textes qui, chacun à leur manière, portent un éclairage différent sur l'écriture théâtrale des Pays Bas, aujourd'hui.

suite dessous.

la suite? Comment se faire entendre ? Comment donner à entendre ? Comment être entendu ? suite.

Le nouveau blog 20 minutes limite la longueur du texte. Donc la suite.

De nouvelles voix à entendre :
De Marijke Schermer, avec Le couple Alpha
De Rob de Graaf, avec Paix
De Lot Vekemans, avec Soeur de et Au routier du coin

Comment se faire entendre quand l'autre ne veut pas vous entendre ? Comment, au théâtre, donner à entendre l'autre pays, l'autre culture, l'autre Histoire ?

Donner à entendre, qui est au coeur du travail de chaque écrivain de théâtre, c'est aussi l'enjeu de la traduction théâtrale, le pari, le but à atteindre que doit se donner chaque traducteur.

C'est en quoi ces trois chantiers auxquels le Panta Théâtre a convié la Maison Antoine Vitez sont si précieux dans le processus de traduction.
La traduction théâtrale est faite "pour" le plateau, alors le mieux, c'est encore de la faire "par" le plateau.

Par la confrontation de la traduction avec le jeu, par l'enrichissement né de la collaboration directe avec les acteurs, le metteur en scène et l'auteur, la traduction va pouvoir acquérir sa spécificité théâtrale au plus proche de ce qu'a voulu l'auteur dans sa langue.

La Maison Antoine Vitez n'a pas voulu se priver du plaisir de travailler avec le Panta Théâtre autour d'une expérience si enrichissante pour tous les "acteurs", au sens large du terme, de la scène, pour tenter de répondre à trois des questions inhérentes à toute forme de création :

Comment se faire entendre ? Comment donner à entendre ? Comment être entendu ?

Contact presse
Sandrine Wagner-Lesnard / 02 31 85 15 07
2 4 R u e d e B r e t a g n e 1 4 0 0 0 C A E N Tél : 00 33 (0)2 31 85 15 07 Fax : 00 33 (0)2 31 85 62 00
pantatheatre@yahoo.fr N° Siret : 326 015 286 000 23 N ° A . P . E : 9 2 3 A

 
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